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Le BDP rejette la sollicitation de rencontre au sommet d’Omar Bongo

C?est en effet le 2 décembre 2003 que la direction américaine du BDP-Gabon Nouveau est contactée urgemment de Paris par un membre responsable du BDP au Gabon, Hughes Bessacque, membre dépêché expressément à Paris par le régime Bongo, tous frais payés.
C?est en effet le 2 décembre 2003 que la direction américaine du BDP-Gabon Nouveau est contactée urgemment de Paris par un membre responsable du BDP au Gabon, Hughes Bessacque, membre dépêché expressément à Paris par le régime Bongo, tous frais payés. Raison du contact : Omar Bongo était prêt à rencontrer le Dr. Daniel Mengara de toute urgence à Paris le 8 décembre.

Interloquée et surprise, la direction du BDP par le canal du Dr. Daniel Mengara fit part de la nouvelle au Comité Directeur qui, le 4 décembre, se réunit de toute urgence dans un hôtel du New Jersey. Au menu, la discussion de toute urgence de la sollicitation inattendue de rencontre proposée par le pouvoir. Après 4 heures de discussions, au cours desquelles les différents membres du Comité Directeur présidé par le Dr. Daniel Mengara discutèrent la proposition, l’unanimité se dégagea autour de l’idée d’un rejet en bonne et due forme de la rencontre sollicitée par Omar Bongo.

Les raisons évoquées par les membres du Comité Directeur présents à la réunion, et ceux  consultés au téléphone, pour justifier ce refus furent, entre autres, les suivantes :

RAISONS PRATIQUES

– Le BDP, ce n’est pas que Daniel Mengara. Et parce que Daniel Mengara n’est pas le BDP dans son entièreté, il ne peut se rendre à une rencontre avec Monsieur Bongo sans que le mouvement dans son ensemble ne se soit prononcé sur le bien-fondé d’une telle rencontre. Par ailleurs, le BDP c’est aussi des compatriotes éparpillés dans le monde qui, pour une telle rencontre, doivent être contactés et consultés bien à l’avance pour leur laisser le temps de s’organiser ou de décider s’ils veulent faire partie d’une délégation dont l’objet serait de se rendre à une négociation avec le pouvoir.

– Le BDP, ce sont des membres qui travaillent. Contrairement au Gabon où, à cause du manque d’état, on peut quitter son travail à tout moment et à n’importe quelle heure et disparaître pendant des semaines, il y a des pays comme les USA où certains membres qui auraient voulu faire partie d’une telle délégation doivent donner un préavis d’absence à leur employeur au moins deux semaines à l’avance. Dans le cas présent, il n’y avait pas assez de temps pour permettre à tout le monde de se décider en âme et conscience.

– Le BDP, ce sont des membres parmi lesquels certains voyagent de par le monde. Le mouvement aurait besoin, avant que de nous rendre à une telle réunion, de consulter tout ce monde, de récolter les opinions des uns et des autres, pour décider ensemble et collectivement, si une telle réunion peut, et doit se tenir, et dans quelles circonstances elle doit se tenir.

Donc, au vu seulement de ces raisons pratiques et de l’impréparation généralisée qui en aurait découlé, la direction du mouvement conclut qu’il n’y aurait pas de rencontre possible le 8 décembre 2003 comme demandé par le régime Bongo.

RAISONS IDEOLOGIQUES

Le BDP ne peut plus’après les événements de Bordeaux et la mise en scène télévisée de Libreville au cours desquels le régime échoua dans sa tentative de déstabilisation de notre mouvement, après les arrestations de nos membres en juillet dernier et les tentatives répétées et désespérées du pouvoir de déstabiliser notre mouvement au cours des derniers mois’se permettre de plonger aveuglément dans une affaire dont il ne sait ni les tenants, ni les aboutissants. Pour que le BDP puisse s’engager dans de possibles négociations, pourparlers ou autres types de rencontres avec le pouvoir, un certain nombre de pré-conditions doivent être remplies, notamment:

– La certitude que la réunion au sommet est bel et bien demandée par Omar Bongo lui-même et non ses sous-fifres passés maîtres dans l’art de la manipulation et de la déstabilisation de mouvements comme le nôtre. En d’autres termes donc, il nous faut, pour commencer à considérer la possibilité d’une rencontre au sommet, avoir une lettre officielle du régime signée par Bongo sollicitant expressément une telle rencontre, et explicitant de manière claire la raison pour laquelle le régime souhaite s’engager dans des pourparlers avec le BDP-Gabon Nouveau.

– Par ailleurs, il appartiendrait au BDP, et non au pouvoir, de choisir et de définir le contexte de la négociation (pays hôte, conditions de sécurité, parrainage politique du pays hôte, etc.). En d’autres termes, le pays qui abritera les négociations devra s’impliquer de manière officielle de manière à pouvoir garantir, sur son territoire, la sécurité des diverses délégations qui se rendraient à un sommet de négociation.

– Parce que le BDP est un mouvement dont les préoccupations tournent résolument autour du seul bien-être des Gabonais, notre mouvement s’interdit toute rencontre avec le régime qui se tramerait dans le secret.  Ainsi, si une quelconque négociation s’engageait, une telle négociation devrait se faire en toute transparence, c’est-à-dire au vu et au su de tous les Gabonais et non en catimini ou en cachette. Le BDP est d’avis que les choses qui se passent dans le secret cachent souvent des intentions machiavéliques dont ne peut s’accommoder notre mouvement.  Pour que le BDP discute avec le pouvoir, il faudrait au peuple savoir exactement ce qui se discute car le BDP voudrait avant tout rassurer les Gabonais que sa participation à une quelconque négociation ne se ferait pas pour y chercher l’intérêt personnel, mais bel et bien le bien-être de tous les Gabonais. Les Gabonais auront le droit de savoir que le BDP est en train de négocier pour eux un avenir plus acceptable fait de promesses et d’espoirs de bien-être pour tous, sans distinction de races, d’ethnies, de sexe ou d’appartenance politique. Si Bongo refusait ces conditions de transparence, alors il devra se rendre à l’évidence que le BDP ne discuterait jamais avec lui car il prouverait à tous qu’il ne sollicitait une rencontre avec le BDP que pour corrompre ses membres et non pour discuter sérieusement de l’avenir du pays.

Au-delà même de ces idées générales, il serait temps pour le régime Bongo de se rendre compte qu’une rencontre avec la direction du BDP n’est pas de mise pour le moment. Parce que le BDP ne recherche ni l’argent de Bongo, ni les postes du régime, la seule préoccupation de notre mouvement est l’amélioration du quotidien des Gabonais. Or, ce quotidien ne peut s’améliorer avec Omar Bongo et son régime toujours en place, tellement ce régime s’est illustré par l’incompétence et la médiocrité dans lesquelles il a nagé pendant 37 ans. Le BDP-Gabon Nouveau ne saurait se souiller dans la fange d’une telle médiocrité en s’asseyant à une table des compromissions qui n’aurait d’autre finalité que le partage des postes et de l’argent sur le dos des Gabonais.

Pour le BDP donc, la seule rencontre et négociation envisageable avec le régime consistera uniquement à déterminer les conditions de la démission collective d’Omar Bongo et de ses acolytes du pouvoir. Si donc le régime est prêt à négocier sa démission immédiate et inconditionnelle, alors le BDP sera prêt à le rencontrer pour étudier les modalités d’une telle démission négociée. Sinon, qu’Omar Bongo ne se fasse aucune illusion : il lui sera toujours possible de corrompre ici ou là quelques individus de bas étage dont le sens de l’honneur et de la patrie se résume au remplissage des tripes qu’ils ont dans le ventre, à l’image d’Omar Bongo lui-même, mais le BDP-Gabon Nouveau sera là pour barrer le chemin au triomphe de la médiocrité, du despotisme, de la corruption, du tribalisme, du népotisme, de l’assassinat, de la censure et de la dictature.

Si Omar Bongo ne l’a pas encore compris, qu’il le comprenne maintenant, et une bonne fois pour toutes. Le BDP-Gabon Nouveau perdurera dans son combat jusqu’à sa finalité ultime : l’évincement en bonne et due forme d’un régime vieux de 37 ans dont les Gabonais ne veulent plus et qui n’a cessé de piller, voler, violer, assassiner les Gabonais dans leur chair et dans leur âme. Pour ces crimes et pour le génocide systématique dont nos populations sont l’objet à cause de la pauvreté assassine à laquelle Omar Bongo les a condamnées, le régime Bongo devra répondre.

Et voilà pourquoi notre mouvement refusera toute rencontre ou négociation avec le régime qui ne comporte en son sein les exigences d’une démission immédiate du pouvoir par ceux-là même qui ne cessent de piller notre pays depuis 37 ans. La vraie finalité, pour les vrais partisans du changement et les vrais patriotes, reste celle du Bongo doit partir, par tous les moyens possibles, pour que puisse enfin émerger un Gabon nouveau.

Comité Directeur
BDP-Gabon Nouveau
New Jersey, USA

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