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Interpellation de deux militants de l’opposition selon leur parti

Le responsable d’un jeune parti de l’opposition gabonaise, Gérard Ella Nguema, et un autre militant ont été interpellés lundi à l’aube, a annoncé leur formation politique, le Rassemblement national des républicains (RNR).

« Gérard Ella Nguema, président du RNR, a été interpellé le 7 juillet à 4H00 du matin par des agents du service de la Documentation » (service de renseignements), indique un communiqué adressé à l’AFP.

Le secrétaire général du RNR, Christian Abiaghe, a précisé à l’AFP qu’un autre militant du parti avait également été interpellé lundi matin dans les mêmes conditions. Les domiciles des deux militants ont également été perquisitionnés mais aucun motif n’a été avancé pour justifier ces mesures, a-t-il affirmé.

« On ne peut pas les voir et on ne nous donne pas d’informations (…). C’est le mystère qui entoure cette affaire qui nous inquiète », a ajouté le secrétaire général du parti.

Des graffiti « Bongo doit partir », populairement désignés sous les initiales BDP, ont fait leur apparition ces dernières semaines sur les murs de Libreville et plusieurs personnes, soupçonnées d’être à l’origine de ces inscriptions, auraient été interpellées.

Interrogé à ce sujet, M. Abiaghe a répondu: « J’ai entendu dire que certains rattachaient notre discours à l’action du BDP, mais de sont des allégations ».

L’action la plus spectaculaire du RNR, un jeune parti sans élu de l’opposition radicale gabonaise, avait été l’annonce, en mars dernier, de la formation d’un « gouvernement parallèle » à celui du président Omar Bongo pour fonder une « nouvelle République ».

« Pour des raisons de sécurité », le RNR n’avait rendu public que le nom du « Premier ministre », son président Gérard Ella Nguema, un jeune comptable de 30 ans qui affirme être à la tête d’un parti d’environ 3.400 adhérents.

Ce « gouvernement » de 21 membres avait affirmé, parmi ses objectifs, son intention de déposer une plainte devant le Tribunal pénal international « contre les hauts dignitaires du régime (du président Omar) Bongo pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite ».

Le président du RNR avait également demandé en février au président Bongo, au pouvoir depuis 1967, la dissolution des deux chambres du Parlement ainsi que des conseils départementaux et municipaux qu’il jugeait non représentatifs en raison de la très forte abstention lors des dernières consultations électorales au Gabon.

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