Libreville, le 31 juillet 2007 (BDP-Gabon Nouveau) – Monsieur Paskhal Nkoulou, nouveau Coordonnateur National a animé mardi 31 juillet 2007 un point presse durant lequel les membres du Comité de Coordination Nationale précédemment exclus ont réintégré le BDP-Gabon Nouveau après avoir prononcé la dissolution immédiate et irrévocable du BDP-Démocrate, un mouvement clone du BDP-Gabon Nouveau créé en 2004 par le régime Bongo pour barrer le chemin à notre mouvement.

Voici le contenu de l’allocution:
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Mesdames et Messieurs les journalistes,
 
L’évolution normale de notre mouvement et le développement de la vie politique de notre pays nous amènent aujourd’hui à éclairer l’opinion nationale et internationale sur les derniers incidents survenus au sein de notre mouvement le BDP-Gabon Nouveau, et à porter un commentaire sur la vie socioculturelle, politique et économique du Gabon.
 
L’histoire politique du Gabon s’est, depuis 1990, meublée d’actes de lâcheté et de trahison. La ferveur née au lendemain des revendications populaires de démocratie en 1990 s’est amoindrie face aux paradoxes qui ont paralysé l’espoir et empêché l’instauration d’une démocratie véritable au Gabon.
 
Le Gabon a donc connu une désillusion démocratique, désillusion due en grande partie aux compromissions dont se sont rendus coupables tous ceux qui, au soir de la Conférence Nationale, avaient donné au peuple gabonais des raisons d’espérer un changement radical de la classe politique. Mais hélas, les querelles de leadership, les divisions au sein de ces mouvements et les ralliements de certains au régime ont enlevé et ruiné tout espoir de changement au Gabon.  Les ralliements, ces dernières années, de l’opposition au pouvoir sont encore venus renforcer la méfiance que les populations affichent à l’endroit des hommes politiques. Ces derniers ont malheureusement manqué de soutenir la volonté d’un peuple gabonais assoiffé d’alternance politique, seule arme contre le pouvoir de l’argent et de la corruption politique.
 
Le BDP-Gabon Nouveau n’a malheureusement pas échappé aux tentatives de déstabilisation de ceux dont l’engagement en politique signifie argent, villas et voitures de luxe, et non œuvre de conscientisation et d’éveil des populations pour asseoir la République, la démocratie, et l’état de droit, seuls remparts contre toutes les déviations.
 
Nous avons tous encore en mémoire le compte rendu que, en 2005, Monsieur Hugues Henri BESSACQUE et son frère Serge BESSACQUE ont fait des motivations qui les ont amené à sortir du BDP-Gabon Nouveau pour créer le BDP-Démocrate.
 
En l’absence d’éléments d’appréciation, et à cause des manipulations dont nous fûmes l’objet, nous avions donné du crédit à ce qu’il convient de qualifier aujourd’hui de vaste complot dirigé contre Daniel MENGARA, leader du BDP-Gabon Nouveau, et tous ceux qui avaient par conviction pour le Gabon adhéré au BDP.
 
Mais comme dit le proverbe, a beau mentir qui vient de loin.  Les saintes écritures sont plus claires à ce sujet car elles affirment que tout ce qui est caché sera révélé. La chronologie des actes des frères BESSACQUE (que vous trouverez jointe à cette déclaration), confrontée aux documents (également joints, notamment le procès verbal d’arrestation et le vrai-faux procès verbal d’interrogation de Hughes Bessacque) qui prouvent leur volonté de nuire au BDP-Gabon Nouveau, à son Président et à certains de ses collaborateurs, nous conduit à la seule logique qui s’impose. Serge et Hugues BESSACQUE sont non seulement des gangsters politiques, mais aussi des agents de renseignements du pouvoir chargés d’infiltrer tous les mouvements politiques animés par des jeunes dans le seul but de travailler à leur implosion et à leur disparition.
 
Non contents de servir le régime, ils sont devenus au regard de leurs exploits des escrocs et arnaqueurs politiques. Dans le but d’acheter la conscience des membres du BDP-Gabon Nouveau et d’obtenir leur ralliement à la majorité, ils ont avec la complicité active de Landry BONGO ONDIMBA escroqué à OMAR BONGO ONDIMBA plus de cinq cents millions de francs CFA qu’ils se sont partagés faisant croire à BONGO père que cet argent a été remis aux membres du BDP-Gabon Nouveau.
 
Aujourd’hui, nous sommes heureux que les masques soient enfin tombés et que les échos de rue qui circulaient sur la compromission des membres du BDP-Gabon Nouveau prennent fin et que les seuls responsables des actes ignobles qui ont failli entacher notre honorabilité et jeter le discrédit sur notre engagement politique au sein du BDP-Gabon Nouveau soient démasqués et écartés. Les frères BESSACQUE peuvent poursuivre leur carrière d’escrocs politiques et d’agents de renseignements à la solde du pouvoir si telle est leur vocation. Une chose est sûre, ils peuvent compter sur nous pour veiller à ce qu’ils ne puissent plus nuire à la vie et à la réputation d’autres compatriotes.
 
En conséquence de ce qui précède, le Comité de Coordination Nationale du BDP-Démocrate dont nous sommes membres dirigeants a décidé, solennellement et irréversiblement, les mesures suivantes, et prononce :
 
1. L’exclusion immédiate de Serge BESSACQUE et Hugues BESSACQUE du BDP-Démocrate ;
2. La dissolution immédiate et irréversible du BDP-Démocrate ;
3. Le retour de tous les anciens membres du BDP-Démocrate trompés par les frères BESSACQUE au BDP-Gabon Nouveau sous le leadership du Dr. Daniel MENGARA.
4. Le ralliement de toutes les structures nationales et internationales du BDP-Démocrate dissous au BDP-Gabon Nouveau, dont la direction est basée aux Etats-Unis, avec le Dr. Daniel Mengara comme leader.
 
Nous signalons que c’est fort de la bénédiction du Dr. Daniel Mengara, et du mandant national que la direction du BDP-Gabon Nouveau basée dans le New Jersey aux Etats-Unis a donné à la Coordination Nationale que nous sommes, que nous nous déclarons aujourd’hui être la seule structure officielle à parler au nom du BDP-Gabon Nouveau au Gabon.
 
Mesdames et Messieurs,
 
Nous ne sommes pas comme les frères BESSACQUE, des traîtres à la cause de la démocratie au Gabon, et nous ne l’avons jamais été. Nous fûmes simplement, hélas, par naïveté, victimes de manipulations. Nous assumons notre engagement d’hommes publics, c’est pour cela que nous avons fait le choix de dire la vérité aujourd’hui et de nous départir de la présence de ces hommes au sein de notre mouvement. La culture dans laquelle nous avons été élevés et les valeurs auxquelles nous sommes attachés nous interdisent de trahir nos convictions et de trahir ceux avec qui nous les partageons. Nous savons aujourd’hui le Dr. Daniel Mengara et le BDP-Gabon Nouveau sincères dans leur engagement à trouver des solutions durables aux problèmes chroniques des Gabonais et nous, la Coordination Nationale du BDP-Gabon Nouveau au Gabon, travaillerons de concert avec notre direction politique américaine pour rendre possibles les aspirations de notre peuple.
 
Toutefois, nous voulons dire à Serge et à Hugues BESSACQUE que l’histoire d’une nation se construit aussi avec de la racaille et c’est parce que cette racaille existe que les vrais patriotes peuvent se féliciter de leurs actes héroïques, actes qui constitueront les repères et le socle de la patrie consolidée. Un homme a dit un jour : “Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort”. La trahison, l’emprisonnement, les tortures et le chômage nous ont donné des raisons supplémentaires d’œuvrer à l’avènement d’une démocratie véritable et juste dans notre pays.
 
Mesdames et Messieurs,
 
Nous ne sommes pas des justiciers, parce que nous ne sommes pas aigris et nous ne cherchons pas à satisfaire notre propre ego. En rendant publics ces faits, nous voulons simplement continuer d’assumer nos actes et être jugés sur la base de nos initiatives. C’est pour cela que nous voulons que la vérité soit connue.
 
Nous avions adhéré au BDP-Gabon Nouveau parce que nous avions compris que c’est le seul mouvement qui aujourd’hui est capable de faire émerger une vraie morale dans la vie politique de notre pays et permettre à la vérité et la justice de triompher. Le fait que le Dr. Daniel Mengara ait par cinq fois refusé de rencontrer Omar Bongo tant que ne serait pas clarifiée l’utilité pour le peuple d’une telle rencontre doit rassurer les Gabonais sur la sincérité de notre mouvement à travailler pour le Gabon et les réformes démocratiques dont il a besoin, et non pour les individus. Notre retour à notre famille politique naturelle est donc effectif dès aujourd’hui.
 
A tous ceux qui, comme les frères BESSACQUE, nourrissent dans l’ombre le sombre rêve de stopper l’aspiration légitime des Gabonais à la démocratie et à de meilleures conditions de vie, nous voulons pour la énième fois leur dire que le BDP-Gabon Nouveau se bat pour la dignité de notre pays et il travaille à mettre fin à la mécréance qui animalise le Gabon depuis quarante ans. Notre nature de citoyens de ce pays nous commande d’examiner les actes des acteurs politiques qui tuent le Gabon depuis quarante ans et de nous demander de quoi demain sera fait. Ce combat n’est pas pour nous, mais pour le Gabon de demain, le Gabon de nos enfants à qui nous voulons léguer une terre faite de dignité et de prospérité, pour qu’ils aient des vies meilleures que celles que nous avons connues, et pour que le Gabon porte le flambeau du développement durable en Afrique.
 
Nous pensons qu’il y a belle lurette que le régime BONGO s’est essoufflé et aujourd’hui, il montre clairement son incapacité à offrir des perspectives nouvelles aux Gabonais. Le gouvernement aligne échec sur échec, le chômage ne cesse de progresser, la paupérisation de la société augmente, la vie des Gabonais se précarise, les crises sociales, politiques et économiques, ainsi que les crises de confiance qui éloignent le peuple de ses leaders, se généralisent. Ce sont-là les signes évidents d’une société en péril. La société gabonaise est en crise, et la solution se trouve dans ce que demandent tous les Gabonais aujourd’hui, ” BONGO DOIT PARTIR, pour la construction d’un Gabon nouveau “.
 
L’occasion nous est ici donnée de dire à tous les jeunes Gabonais que la politique n’est pas une œuvre de sournoiserie, mais une volonté de se consacrer à la justice et à l’histoire, l’engagement politique doit être une œuvre de sincérité. Nous devons rester conscients du fait qu’il ne peut y avoir aucune perspective nouvelle pour notre pays si nous fermons les yeux face à la réalité.
 
Et la réalité du Gabon aujourd’hui c’est d’un côté une dictature grandissante, et de l’autre une opposition acquise à la cause du pouvoir. En effet, comment justifier que des leaders politiques d’une soi-disant opposition comme Pierre MAMBOUNDOU MAMBOUNDOU veuillent nous faire croire que le développement du Gabon passe par la compromission et l’affectation de budgets spéciaux à la gestion d’individus ? On se souvient pourtant que cet homme, et pas plus tard qu’aux dernières présidentielles, avait maintes fois condamné dans le passé le fait que Monsieur Bongo ait donné de l’argent aux étudiants pour aller acheter des livres et des ordinateurs à Paris. Il avait qualifié cette façon de faire de manœuvre de corruption officielle. Aujourd’hui, on est en droit de lui retourner la question. Plus de 11 milliards pris hors budget alloué à la gestion d’un individu, fût-ce pour développer Ndendé, est tout simplement inacceptable comme mode de gestion rationnelle d’un état. Cela s’appelle ARBITRAIRE. Dans tous les cas, les Gabonais sont fixés et ce ne sont pas les agitations sur la privatisation de Gabon-Télécom, les fausses gratuités d’eau et d’électricité ou encore le relèvement aveugle du SMIG qui feront oublier aux Gabonais les compromissions de la fameuse opposition gabonaise, qui passe plus de temps aujourd’hui à aider Bongo à tuer le Gabon qu’à aider le Gabon à se démocratiser. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a trop de contradictions dans les actions de notre géant de NDENDE. Pourquoi, par exemple, n’invite-t-il pas la Cour des comptes à inspecter le chemin contorsionné qu’ont pris les 11 milliards qui lui ont été remis, au lieu de passer du temps à divertir les Gabonais en parlant de saisir le Haut Conseil de l’Etat sur la privatisation de Gabon Télécom. On ne choisit tout de même pas là où la loi doit s’appliquer, non ? Il est donc important de comprendre que les shows à la place Rio ne font plus recette. Les Gabonais ont compris de quel côté se trouve l’homme de NDENDE.
 
Nous tenons à rassurer les Gabonais que notre objectif n’est pas de jeter l’opprobre sur les leaders de l’opposition quand ils sont réellement de l’opposition. Nous disons tout simplement qu’il ne peut pas y avoir de démocratie si d’un côté vous avez une majorité conservatrice dont les actes ruinent tout espoir et ne présentent aucunes perspectives et de l’autre une opposition corrompue acquise à la cause du pouvoir et qui s’emploie à maintenir les Gabonais dans une sorte de statu quo, c’est-à-dire un consensus politique qui empêche le peuple de se poser des questions. Nous devons plus que jamais, nous éveiller face aux dangers qui menacent notre droit à la démocratie, car il ne faut pas confondre multipartisme et démocratie. Si le multipartisme a été acquis en 1990, la démocratie reste encore à conquérir et les comportements de tous ceux qui hypothèquent son encrage doivent être dénoncés.
 
Nous devons, contrairement au PDG et ses satellites qui scandalisent et animalisent les Gabonais, donner la preuve de notre détermination à porter haut les valeurs de la république. Cela suppose aimer la vérité, la justice, avoir l’esprit de service et travailler avec abnégation pour le bien-être de la patrie.
 
Devant le doute et l’inquiétude qui se répandent, nous devons avoir la volonté de rompre avec les habitudes et les pratiques que le monde moderne et la morale condamnent. Il nous faut être audacieux et courageux pour lutter contre un régime qui a choisi de corrompre et de compromettre toute la classe politique et de ruiner tout espoir de changement pour se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple. Ceci d’autant plus que les luttes fratricides de succession engagées au plus haut sommet de l’état font entrevoir que la situation ira de mal en pis si les Gabonais de tous âges et de toutes origines ne prennent pas maintenant sur eux la responsabilité de défaire ce régime.
 
Nous ne saurons clore ce propos sans attirer l’attention de la communauté internationale et nationale sur le climat de terreur qui règne au Gabon, terreur manifestée par les arrestations arbitraires, la violation de la liberté de la presse. Sur ce sujet, le BDP-Gabon Nouveau a condamné dans un communiqué de presse l’arrestation de Guy Christian MAVIOGA et demandé sa mise en liberté.
 
La Coordination nationale du BDP-Gabon Nouveau note également avec consternation le refus des autorités gabonaises de renouveler le passeport du président du BDP-Gabon Nouveau, le Dr Daniel MENGARA. Sur ce point aussi, nous initierons des actions publiques visant à obtenir la délivrance du passeport du Dr Daniel MENGARA.
 
Pour terminer, nous disons que nos convictions conduisent nos actions et à travers les reformes prônées par le BDP-Gabon Nouveau, le Gabon va renaître pour s’approprier son destin. Aujourd’hui, nous réclamons des changements profonds et des réformes de fond. Par le patriotisme, nous opérerons des changements qui modifieront nos êtres, nos habitudes, nos pratiques. Ce sont ces changements qui nous feront aimer notre pays avant nous-mêmes. La patrie et sa sauvegarde doivent être des réflexes. Nous, au BDP-Gabon Nouveau, sommes prêts à assumer notre patriotisme.

Nous disons donc à tous les Gabonais que ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. Mais c’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles. Le temps d’oser est donc arrivé.

Puisse le ciel ramener à la vérité et à la dignité tous ceux qui, comme les frères BESSACQUE, se sont égarés pour conspirer contre la patrie et tuer le Gabon en compagnie des vautours de la république.
 
QUE DIEU BÉNISSE LE GABON.
 
Vive le BDP-Gabon Nouveau
Vive la république.
 
Nous vous remercions.
 
Fait à Libreville, le   31 juillett 2007

Pour bien suivre ce dossier, lire également:

L’allocution vidéo du Dr. Daniel Mengara à l’occasion de la conférence de presse du 31 juillet 2007
La déclaration de presse de la Coordination Nationale du BDP-Gabon Nouveau du 31 juillet portant dissolution du BDP-Démocrate
La Chronologie des Trahisons des frères Bessacque depuis 2003.
Le procès verbal d’arrestation des membres du BDP en 2003
Le vrai-faux procès verbal d’interrogation de Hughes Bessacque en 2003
Le rapport publié en 2004 par le BDP-Gabon Nouveau sur la trahison des frères Bessacques
Le rapport d’Amnesty International sur l’affaire en 2003
Le Comité de Coordination Nationale
 
Nkoulou Paskhal, Coordonnateur National
Moussavot Edgard, Secrétaire Général  
Orphée Rekoula, Secrétaire National
Mongo Jean Paul, Secrétaire National
Moussavot Ruth Benoîte
BDP-Gabon Nouveau
P.O. Box 3216 TCB
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Tel: 973-447-9763 / 973-655-5143
Fax: 973-447-9763 / 973-655-7909
Site: https://www.bdpgabon.org
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Le BDP-Gabon Nouveau (“Bongo Doit Partir, pour la Construction d’un Gabon Nouveau”) est un mouvement politique gabonais de libération nationale en exil dont le siège se trouve dans le New Jersey aux Etats-Unis. Le BDP-Gabon Nouveau (https://www.bdpgabon.org) recherche la suppression du régime Bongo et le départ d’Omar Bongo du pouvoir par tous les moyens possibles. Le Mamba (https://www.lemamba.org) en est la branche armée.

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