Communiqué de presse pour diffusion immédiate

(BDP-Gabon Nouveau, 22 novembre 2007) – Le BDP-Gabon Nouveau a organisé samedi 17 novembre 2007 une conférence de presse inédite au cours de laquelle les membres de la Coordination nationale du mouvement ont exposé aux journalistes et au public un certain nombre de faits relatifs au récent voyage des membres de la Coordination nationale du BDP à New York et au refus du Dr. Daniel Mengara, président du BDP-Gabon Nouveau, de rencontrer Omar Bongo lors de son dernier voyage à New York en septembre dernier.

Comme à leur habitude, les responsables locaux du mouvement ont projeté l’allocution vidéo du Dr. Daniel Mengara, suivie de la déclaration de Monsieur Paskhal Nkoulou et de la session de question avec les journalistes à laquelle le Dr. Daniel Mengara a participé en direct par téléphone.

Dans son allocution vidéo, le Dr. Daniel Mengara a expliqué les raisons de son refus de rencontrer Omar Bongo en septembre, en déclarant notamment:

“Le régime Bongo a lui-même humilié Omar Bongo en confiant la mission de venir négocier une entrevue avec moi à un évêque malfrat qui, au lieu de remplir sa mission, s’est cru capable d’amener Daniel Mengara à Bongo tout en empochant au passage les cent mille dollars que le régime lui a donné pour cette mission”.

Le régime Bongo se serait également, selon le Dr. Daniel Mengara, humilié “en ne faisant pas attention à la lettre de conditionnalités que nous lui avions adressée par l’intermédiaire de notre Coordonnateur National, Monsieur Paskhal Nkoulou.”

Le Président du BDP-Gabon Nouveau a également fustigé la transaction contractée par le régime Bongo dans le cadre de l’exploitation du fer de Bélinga par les Chinois, estimant que le contrat signé avec les Chinois était “un vrai danger et une atteinte insupportable à la souveraineté nationale gabonaise”.

Et d’ajouter: “le projet de Belinga est un projet ulcéré depuis le départ. Il n’apportera pas le plein emploi aux Gabonais et ne profitera pas aux Gabonais de l’Ogooué-Ivindo. En fait, il ouvrira la porte à une invasion chinoise qui fera disparaître le Gabon de la carte du monde. Il faut donc tout de suite arrêter ce projet et revoir cet accord dans le cadre d’une conférence nationale, de manière à faire comme le Congo-Kinshasa, où le parlement a imposé aux Chinois d’employer des Congolais et obtenu des arrangements qui ne remettent pas en cause la souveraineté de la RDC.”

“Si seulement 800.000 Chinois entrent au Gabon, ils seront majoritaires et il n’y aura plus de Gabon en Afrique centrale, mais une colonie chinoise. A cette allure, il ne resterait plus qu’à élire un président chinois à la tête du Gabon !” a renchéri le président du BDP-Gabon Nouveau.
 
Prenant la parole, Monsieur Paskhal Nkoulou, Coordonnateur du Comité de Coordination nationale du BDP-Gabon Nouveau a fourni aux journalistes et militants présents le détail chronologique de comment a été initié le projet de rencontre Mengara/Bongo.

“Mais, pour bien comprendre cette histoire, a-t-il déclaré, il faut au préalable noter deux périodes distinctes de la vie du BDP, c’est-à-dire la période avant juillet 2007 et la période après juillet 2007. Avant juillet 2007, les membres de la coordination nationale que nous sommes faisaient partie du BDP-Démocrate. Après 2007, et notamment après notre dissolution du BDP-Démocrate et notre retour au BDP-Gabon Nouveau en juillet, nous sommes redevenus des membres du BDP-Gabon Nouveau. Les deux mouvements avaient des idéologies radicalement différentes et nous avions, en juillet dernier, fait l’état des lieux pour expliquer comment nous avions été entraînés malgré nous dans l’aventure du BDP-Démocrate par les frères BESSACQUE”.

Or, c’est dans le contexte du BDP-Démocrate que les membres de la Coordination nationale font la connaissance de l’évêque Mike JOCKTANE en janvier 2007, et leurs rapports restent vagues et indécis jusqu’au moment de la dissolution du BDP-Démocrate en juillet 2007 et le retour des membres de la Coordination nationale au BDP-Gabopn Nouveau.

“C’est donc avec surprise que nous recevons le lundi 17 septembre 2007, un appel téléphonique de Steve Mike JOCKTANE nous demandant de le rejoindre à 16 heures au ministère de la défense où, selon lui, le ministre d’Etat souhaitait nous rencontrer sans tarder”, ajoutera Monsieur Nkoulou dans sa déclaration.

C’est donc à partir de là que le régime Bongo mettra en avant Mike Jocktane pour servir de médiateur dans une affaire qui, de toute évidence, le dépassait, incapable qu’il aura été d’assumer ce rôle de manière digne. Non seulement il aura avoué être un Conseiller de Monsieur Bongo, l’évêque Jocktane excellera plus dans la chanson de “papa Bongo est grand ” qu’à servir l’intérêt du Gabon pour le bien des Gabonais. Le régime Bongo, dès lors, multipliera précipitation et impréparation, menant inévitablement au refus du Dr. Daniel Mengara de rencontrer Omar Bongo.

Dans la session de questions-réponses, les journalistes présents ont posé des questions par téléphone au Dr. Daniel Mengara visant à clarifier la position du BDP-Gabon Nouveau quant à une éventuelle autre rencontre avec Omar Bongo. Le Dr. Daniel Mengara a réaffirmé, comme il l’a fait dans la vidéo, qu’il était prêt à rencontrer n’importe quel Gabonais qui en ferait la demande, mais qu’une telle demande, comme avec Monsieur Bongo, devait respecter les conditionnalités de sérieux, de transparence publique et de préparation fixées.

S’agissant des 40 ans de règne que s’apprêtait à célébrer Monsieur Bongo, le Dr. Daniel Mengara a rétorqué que les années Bongo étaient des années “cimetière” pour le Gabon.

En conclusion, Monsieur Nkoulou a rappelé aux journalistes qu’il était anachronique de considérer le BDP-Gabon Nouveau comme un mouvement clandestin vu que la constitution gabonaise permet la libre association. Il ne faut donc pas confondre la légalité de notre existence du fait de notre association tel que la garantit la constitution, et la légalisation d’un parti qui est un processus secondaire qui ne concerne que les partis voulant demander le suffrage des Gabonais. Le BDP-Gabon Nouveau est donc tout à fait légal tel qu’il existe aujourd’hui sur la base de la loi gabonaise actuelle, car notre existence de fait constitue aussi notre existence de droit selon le droit associatif gabonais, à moins que le Ministre de l’intérieur n’ait d’autres lois qu’il cacherait dans son chapeau magique.

Ceci est confirmé par le fait que la loi autorise les partis dûment constitués, donc légaux, à parcourir le pays à la recherche des 3000 signatures devant constituer les éléments de leur dossier de légalisation. L’existence légale doit donc, dans ce cas, précéder la légalisation, et pas le contraire.

Point inédit de la conférence de presse, dans l’auditoire se trouvait Madame la chef de cabinet du Ministre de l’Intérieur, venue prendre elle-même le pouls des déclarations du BDP-Gabon Nouveau. Un début de reconnaissance du droit constitutionnel à l’existence du mouvement, peut-être?

La conférence de presse, initialement prévue samedi 10 novembre, avait été annulée pour cause d’une pluie diluvienne et venteuse qui s’était abattue sur Libreville dans les heures prédédant la conférence de presse.

Pour lire et visualiser la déclaration vidéo du Dr. Daniel Mengara, cliquez ici.
Pour lire la déclaration de presse de Monsieur Nkoulou, cliquez ici.
L’enregistrement MP3 de l’interview du Dr. Mengara avec les journalistes sera disponible ici dès la finalisation du traitement du fichier.
BDP-Gabon Nouveau

Contacts aux USA

P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey, 07052, USA
Tel: 973-447-9763
Fax: 973-447-9763
Site: https://www.bdpgabon.org

Contacts au Gabon

Quartier Nzeng Ayong,
à côté du Quarrefour GP
Tel: +241. 07.23.39.01
——————————————————————————–
Le BDP-Gabon Nouveau (“Bongo Doit Partir, pour la Construction d’un Gabon Nouveau”) est un mouvement politique gabonais de libération nationale en exil dont le siège se trouve dans le New Jersey aux Etats-Unis. Le BDP-Gabon Nouveau (https://www.bdpgabon.org) recherche la suppression du régime Bongo et le départ d’Omar Bongo du pouvoir par tous les moyens possibles. Le Mamba (https://www.lemamba.org) en est la branche armée.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here