C’est le deuxième jour de cette nouvelle année que le premier ministre Jean Eyeghé Ndong a choisi pour installer les nouveaux membres de son cabinet. Cette cérémonie sobre qui s’est déroulée dans une salle sobre, celle réservée aux conseils inter ministériels, a été immédiatement suivie par un conseil inter ministériel. La sobriété serait-elle la marque déposée de ce gouvernement de « mission » appelé à soulager le Gabon des maux qui le minent depuis 40 ans’

Jean Eyeghé Ndong a procédé ce mercredi 2 janvier à l’installation de nouveaux membres de son cabinet, rendu public le 28 décembre dernier et composé de 42 ministres contre 50 auparavant.

Selon l’ordre protocolaire, conformément au décret du 28 décembre, le Premier ministre a installé tour à tour, le général Flavien Nzengui – Nzoundou (ministre des Travaux publics, des Infrastructures et de la Construction), Vincent Essone Mengue (ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de la Lutte contre la pauvreté), Patrice Tonda (ministre du Logement, de l’Habitat et de l’Urbanisme), Josué Mbadinga (ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions constitutionnelles), et Dieudonné Mouiri Boussougou (ministre des Transports et de l’Aviation civile).

A la suite des ministres, Jean Eyeghé Ndong a installé les deux nouveaux ministres délégués : Noël Nelson Messone, ministre délégué auprès du Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration régionale, chargé de la Francophonie et de l’Intégration régionale, et Jean Marie Kouba Souvi, ministre délégué auprès du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, chargé de la Famille et de la Promotion de la Femme, chargé de l’Hygiène publique.

Cette cérémonie sobre qui s’est déroulée dans une salle sobre, celle réservée aux conseils inter-ministériels, a été immédiatement suivie par une séance de travail de tout le cabinet Eyéghé Ndong III.

Contrairement aux précédentes installations, celle-ci a été marquée par sa sobriété. En effet, la cérémonie n’a concerné que les sept nouveaux ministres et chaque membre du gouvernement n’a eu droit d’être accompagné que par son conjoint comme invité à la cérémonie. Une démarche qui tranche avec le passé où le village entier des promus prenaient d’assaut la salle. D’ailleurs la salle choisie pour cette cérémonie, celle de conseil inter-ministériel brille par sa sobriété et sa capacité ne lui permet pas d’accueillir toute la République. Elle n’est pas appropriée pour les réjouissances, c’est davantage un cadre de travail.

La sobriété et le travail seront-ils les deux caractéristiques essentiels de ce nouveau gouvernement dont la vocation est de trouver des solutions aux problèmes qui minent la société gabonaise et relevés par le chef de l’Etat lui-même dans son discours réquisitoire du 1er décembre 2008 contre les roitelets de son régime ?

La réponse à cette question est contenue dans le décalage entre les promesses du discours du chef de l’Etat du 1er décembre et la formation du nouveau gouvernement. On est loin d’une équipe «resserrée, composée de vrais patriotes».

Le premier ministre a donc la lourde tache de convaincre ses concitoyens sur la capacité de son cabinet à traduire dans les actes le projet qu’il est censé conduire pour la prospérité de la nation gabonaise.

Si la mission de ce gouvernement ne souffre d’aucune ambiguïté, sa capacité à atteindre l’horizon fixé par le discours du 1er décembre ne souffre non plus d’aucune ambiguïté. Les 100 premiers jours de ce cabinet seront déterminants pour mesurer les performances du gouvernement de mission.

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