Le chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba a inscrit, vendredi, sa réponse aux vœux de nouvel an formulés par le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, au nom de l’ensemble de l’Administration publique, du secteur privé, ainsi que des forces de sécurité et de défense, dans le droit fil de ses dernières adresses à la nation, marquées par l’invite au patriotisme économique et dans l’action lancées aux élites politiques et aux cadres nationaux, en pressant une ultime fois le cabinet Eyéghé Ndong III à s’engager résolument à remettre « tout le monde au travail ». 

Au-delà des discours fort aimables prononcés à l’endroit du président de la République par les principaux responsables des institutions constitutionnelles, notamment le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, le président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba-Ndama, le président du Sénat, René Radembino Coniquet, le président du Conseil national de la Communication, François Engongah-Owono, le président du Conseil économique et social, Antoine De Padoue Mboumbou Miyakou, le Maire de Libreville, Alexandre Ayo-Barro d’une part, et l’Archevêque de Libreville, Mgr Basile Mvé -Engone au nom des Confessions religieuses d’autre part, l’opinion nationale retient qu’à l’issue de cette cérémonie, le nouveau gouvernement est plus que jamais face à l’obligation de résultats sur le terrain.

« Ce qu’il y a, à faire, en ce début d’année, c’est que tout le monde se mette au travail » à indiqué le président gabonais, sur le ton de la directive, au chef du gouvernement.

Il est plausible que pour le chef de l’Etat, comme pour ses concitoyens, que la nouvelle équipe gouvernementale forte de 42 membres n’a droit à aucun état de grâce, tant les défis à relever pour regagner la confiance des populations sont à la fois identifiés, multiples et complexes. Entre autres, la Route, la Santé, l’Habitat, l’Education, la Sécurité, l’Emploi …

En outre, le fait que le président de la République, Omar Bongo Ondimba ait restauré l’autorité du chef du gouvernement, Jean Eyéghé Ndong, en diminuant à trois seulement le nombre de vice Premiers ministres, autrefois au nombre de cinq et quatre dans les précédents cabinets conduits par l’actuel locataire du « 2 Décembre », de même que celui des ministres d’Etat passé à deux alors que ces derniers étaient au nombre de onze dans ces mêmes cabinets, pour ensuite les ramener au rang de ministres crée visiblement de meilleures conditions politiques pour une meilleure cohésion d’ensemble, gage de l’efficacité longtemps recherchée.

Autant, le chef de l’Etat gabonais s’est voulu le plus bref possible dans son allocution, autant l’opinion nationale a compris que dans ce nouveau contexte propice à impulser une nouvelle dynamique de travail susceptible de tirer l’administration vers le haut, où il n’y a presque plus de « super-ministres » se sentant au dessus des autres et contestant par des « comportements déviants » l’autorité du chef du gouvernement, c’est, au fond, la capacité du Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, à faire dorénavant travailler les ministres ensemble, dans un même état d’esprit constructif, qui est mise à l’épreuve.

« Au gouvernement, je dis, tout simplement, que j’attends. Vous serez jugé sur votre capacité à mettre en œuvre la feuille de route mise à votre disposition » a fait savoir Omar Bongo Ondimba, dont le discours considéré comme historique par ses concitoyens, prononcé la veille de l’anniversaire de ses quarante ans de magistrature suprême, est de l’avis unanime en soi le bréviaire du cabinet Eyéghé Ndong III.

Enfin, conscient que des critiques hâtives et accidentelles ont fusé contre l’actuel cabinet renouvelé, passé de cinquante à quarante deux ministres, au motif qu’aux yeux de certains ce gouvernement est « peu resserré », le chef de l’Etat gabonais a déploré qu’une grande partie de l’opinion n’ait pas compris la trame de son discours du 1er décembre dernier, dans lequel il a fait le point des avancées enregistrées pendant quarante ans déjà, et reconnu lucidement les insuffisances de l’appareil d’Etat, ainsi que les dysfonctionnements des gouvernements précédents minés par des luttes de clan. Fort de ce triste constat de paralysie du cabinet Eyéghé Ndong II aussi, le président avait promis de veiller à ce que le nouveau gouvernement soit plus « resserré ».

« Ce n’est pas le nombre de ministres qui pose problème » a confessé le chef de l’Etat. « Nos problèmes commenceront à être résolus lorsque tout le monde se mettra au travail » s’estime fondé à croire le président de la République, Omar Bongo Ondimba.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here