L’héritage d’un ancien notable du village Kafelé dans le Komo (Kango) a été remis le 7 janvier dernier au nouveau ministre de la culture Paul Mba Abessole. Ce don étrange composé de statuettes, de masques, de chasses mouches et d’un crâne humain est confié au ministère de la Culture pour sa conservation au bénéfice des générations futures.

C’est Richard Sockat, l’héritier de feu Emmanuel Sockat, ancien notable du village Kafelé dans le Komo (Kango), qui a remis au nouveau ministre de la Culture,Paul Mba Abessole, un lot de reliques issues des ethnies téké, tsogo, punu, sondji, kota et fang.

Alors que certains crient à la braderie de la tradition et la profanation de la portée hautement symbolique de certaines de ces reliques, Richard Sockat, qui a hérité de ces objets à l’âge de 14 ans, explique que son geste est dicté par les dernières prescriptions de son père.

Avant de décéder, son père lui aurait confié ce lot de reliques en lui recommandant de les remettre à son tour à la personne qu’il jugerait apte à les conserver de manière pérenne pour qu’elles puissent profiter aux générations futures.

Né en 1902, Emmanuel Sockat était un cultivateur et tradipraticien initié à plusieurs religions traditionnelles et proche de grand maître à l’image de feu Tsira Ndong Ndoutoume.

Le nouveau ministre de la Culture Paul Mba Abessole, a reconnu la grande valeur symbolique et scientifique de cet héritage composé de statuettes, de masques, de chasse mouches et même d’un crâne qui serait un reliquaire kota datant de 1925.

Le ministre a par ailleurs invité la population détentrice de telles reliques de se faire connaître pour un inventaire du patrimoine artistique traditionnel gabonais. A défaut de les remettre à l’Etat pour une conservation optimale, le ministre a insisté sur l’importance du recensement de tels objets d’arts pour leur valeur tant symbolique que scientifique.

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