Une nouvelle ère se dessine dans le ciel des relations entre l’institution en charge de la régulation du secteur de la Communication en général, et le département ministériel responsable de la conduite de la politique gouvernementale en la matière, au regard de la visite de travail effectuée en matinée, jeudi, par la ministre de la Communication, des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l’Information, Laure Olga Gondjout au siège du Conseil national de la Communication. 

Son hôte, le président du CNC, François Engongah Owono a, le premier, tenu à féliciter la nouvelle ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout, pour sa promptitude à montrer son engagement à promouvoir dorénavant le dialogue entre son département ministériel et l’institution en charge de la régulation du monde des médias gabonais pour faire avancer les dossiers, et faire bouger les lignes de cloisonnement jugées inopérantes.

« Nous avons des compétences partagées. C’est pour cela que nous avons toujours souhaité cette franche collaboration, car il y a des défis importants à relever pour notre pays dans ce domaine » a déclaré le président du CNC, en mentionnant « le développement des Nouvelles technologies de l’information et de la communication » en tête de ceux-ci.

Piquée au vif, Mme Laure Olga Gondjout a, pour sa part, saisi cette opportunité pour convaincre son auditoire que le choix de se rendre au Conseil national de la communication (CNC) à l’occasion de sa première sortie officielle sur le terrain depuis la mise en place, le 28 décembre dernier, du cabinet Eyéghé Ndong III, est riche de symboles.

Certes, elle-même s’est gardée de dire que l’un d’eux est d’ordre politique. Cependant en martelant son souci d’emmener son département ministériel à « travailler en concertation » avec le CNC, les uns et les autres ont compris qu’elle a conscience des tiraillements vécus autrefois entre ces partenaires concernant la gestion de certains chapitres sensibles dont dépend en partie le rayonnement de ce secteur.

« J’ai tenu à faire en sorte que ma première sortie dans mon champ d’action se fasse au siège du Conseil national de la Communication. Evidemment, nous avons des compétences convergentes. Et si nous voulons contribuer efficacement au rayonnement du secteur des médias au Gabon, il est indispensable de créer ensemble un véritable partenariat » a fait savoir la ministre de la Communication.

Ce faisant, Laure Olga Gondjout a séance tenante plaidé auprès du président du CNC, et fini par obtenir sur place que très prochainement « une Commission ad hoc » composée des techniciens des deux parties soit créée en vue de réfléchir sur les voies et moyens originaux à retenir, en vue de trouver des solutions idoines aux défis de l’époque moderne auxquels est profondément confronté ce secteur névralgique de la vie du pays.

« Ensemble nous défendrons les droits des journalistes, ensemble aussi nous allons leur montrer aussi leurs devoirs » patriotiques a noté, dans cet élan, Mme la ministre soucieuse de donner également une nouvelle impulsion à d’autres secteurs placés sous sa tutelle. Pêle-mêle, elle énuméré le cinéma, la publicité … « Il faut également emmener, les producteurs à se développer » davantage a conclu Laure Olga Gondjout.

Au CNC, où son président est un fervent partisan de « pédagogie » et de « fermeté » dans l’action, ce déplacement de la nouvelle ministre de la Communication est perçu comme un acte politique refondateur. Il tourne définitivement la page des vaines crispations déplorées autrefois entre le CNC et ce département ministériel. Tensions longtemps focalisées autour de la gestion du Fonds de la presse, dont les modalités et les critères de distribution soulèvent de multiples interrogations.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here