Au cours de l’exercice 2007, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a dépensé 70 milliards de CFA pour faire face à la forte demande du marché et renouveler ses équipements pour renforcer sa capacité de production. Des efforts qui sont loin de résorber délestages et pénurie d’eau.

La SEEG a terminé l’année avec 6 milliards de FCFA de pertes sèches. A l’issue du conseil d’administration de la société du 12 mars dernier, les responsables de la SEEG ont déclaré que leur société, avec le concours de l’Etat, poursuit ses investissements pour pouvoir répondre à la demande croissante.

La réunion du conseil d’administration de la SEEG du 12 mars, conduite par son président directeur général, François Ombanda, a permis de faire le point sur les nombreuses difficultés rencontrées en 2007 et le suivi des investissements réalisés pour pallier à ces insuffisances.

L’exercice 2007 de la SEEG a été notamment marqué par une série de délestages à Libreville aux mois de février et mars, consécutifs aux pannes survenues à la centrale électrique de Kinguélé. Pour pallier ces insuffisances, la SEEG avait dû recourir à une production énergétique à partir du gazole, engageant des dépenses évaluées à 50 milliards de francs CFA, contre 26 milliards en 2006.

Malgré ces difficultés, la SEEG, avec le concours de l’Etat, a investi 20 milliards de francs CFA pour préparer l’arrivée du gaz à Libreville et renforcer la centrale d’Owendo avec deux groupes d’une puissance de 15 Mégawatts en mars et juin derniers. Deux turbines à combustion sont également en cours de réhabilitation à Libreville et Port-Gentil, et une troisième a été commandée à la fin de l’année dernière.

L’intérieur du pays est également concerné par le renforcement des capacités de production de la SEEG. Au lendemain de six mois de délestages intempestifs, la commune de Lambaréné a récemment reçu deux nouveaux groupes électrogènes pour pallier ces insuffisances.

Grâce à ces investissements, la SEEG peut espérer dans les prochains mois disposer d’une capacité de production électrique proche de celle des barrages de Kinguélé et Tchimbélé à Libreville. Le défi de la SEEG demeure d’arrimer sa capacité de production électrique à la croissance économique. Le cas de l’Afrique du Sud, qui subit actuellement un fort ralentissement de sa croissance économique en raison d’une pénurie électrique, met tristement en lumière les enjeux des capacités de productions des infrastructures énergétiques d’un pays.

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