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Congo : L’exportation du bois gangrenée par la fraude

Selon un expert en gestion et en protection des écosystèmes forestiers, Marcellin Agnagna, 40 à 50% du bois exploité au nord du Congo est exporté frauduleusement. Un manque à gagner de plusieurs milliards de FCFA qui hypothèque lourdement le développement du pays.

Le Congo perd chaque année plusieurs milliards de dollars dans la filière bois, en raison du développement croissant de la fraude dans ce secteur. Selon un expert en gestion et en protection des écosystèmes forestiers, Maecellin Agnagna, 40 à 50% du bois exploité au nord du pays échappent au contrôle des administrations en charge de la commercialisation de ce produit.

Pour monsieur Agnagna l’emprise de la fraude est due à la faiblesse sinon à l’incapacité de l’administration congolaise à faire respecter les textes sur le suivi et le contrôle des activités des entreprises forestières qui exercent dans le pays.

En effet, l’Etat attribue aux sociétés étrangères, qui ont par la plupart leurs sièges hors du pays, de vastes concessions qui ne peuvent faire l’objet de surveillance ou d’un quelconque contrôle conformément à la législation en vigueur.

Une centaine de véhicules traversent chaque jour les frontières nationales, chargés de grumes destinées à l’exportation. Des centaines d’arbres sont également abattus et laissés en rade par les sociétés forestières, incapables de les transformer localement. Ce gaspillage est fortement préjudiciable non seulement à l’économie nationale mais également à l’écosystème forestier.

L’expert a appelé la communauté internationale à aider son pays à résoudre cette question préoccupante de la gestion de ses écosystèmes forestiers, pour ne pas compromettre l’avenir des populations locales qui dépendent fortement de la foret, mais aussi aider le pays à parvenir à la maîtrise d’une exploitation rationnelle des forets congolaises.

L’exploitation sauvage des ressources de la forêt a des conséquences dramatiques sur la biodiversité notamment, avec la disparition de certaines espèces recherchées de la faune et de la flore, a-t-il averti, ajoutant que la déforestation accélérée occasionne des perturbations écologiques et climatiques.

Près de 60% du territoire congolais est recouvert par la forêt qui fait partie intégrante du grand massif des forêts tropicales humides d’Afrique centrale, deuxième poumon de la planète, après l’Amazonie.

Le Congo est l’un des rares pays qui a encore l’avantage de posséder de vastes étendues de forêt tropicale humide qui renferment une faune et une flore exceptionnelles. Certaines espèces fauniques sont uniques telles que le gorille, le chimpanzé, le bongo, le léopard ou encore le crocodile nain. Certaines des essences végétales exploitées sont centenaires, rares et précieuses, telles que le Sipo, l’Aappeli, l’Iroko ou l’Afrormosia.

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