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Elections municipales et départementales au Gabon

VoteLes Gabonais ont commencé dimanche à se rendre aux urnes pour des élections municipales et départementales qui sont le théâtre de luttes au sein du camp du président Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 40 ans.

« Les opérations de vote ont démarré partout, aucun incident ne nous a été signalé », a déclaré à l’AFP le ministre de l’Intérieur André Mba Obame.

Dans le centre de la capitale gabonaise, l’affluence était faible dans la matinée, comme pour les scrutins des dernières années, marqués par une forte abstention.

Quelque 720.000 électeurs, sur 1,3 million d’habitants, sont appelés à renouveler l’ensemble des 119 conseils locaux (49 conseils départementaux, 42 conseils municipaux et 38 conseils d’arrondissement).

Pas moins de 14.000 candidats sont en lice, répartis sur 800 listes allant du plus petit groupuscule à l’imposant Parti démocratique gabonais (PDG), l’ex-parti unique du président Bongo, qui devrait sans surprise rafler l’essentiel des postes.

En l’absence d’une réelle opposition, les principaux « chocs » de ces élections opposent des poids lourds du camp présidentiel, parfois membres du même gouvernement. L’un des principaux enjeux est la mairie de Libreville, que brigue le PDG Jean-François Ntoutoume Emane, Premier ministre de 1999 à 2006.

L’autre enjeu à terme est le renouvellement, en 2009, du Sénat, par de grands électeurs issus de ces collectivités locales.

Selon des observateurs, ces scrutins locaux pourraient remettre partiellement en cause la géopolitique gabonaise, règle non écrite qui veut que les postes importants soient répartis entre les principales ethnies. Lorsqu’elle a été dirigée par le parti au pouvoir, la mairie de Libreville a en effet jusqu’ici été réservée aux Mpongwés, alors que Jean-François Ntoutoume Emane est un Fang.

Initialement prévus fin 2007, les scrutins locaux avaient été reportés car la révision des listes électorales n’était pas intervenue dans les temps. Depuis la mi-janvier, la gestion des affaires courantes des municipalités et des départements est ainsi assurée par des délégations spéciales nommées par le ministère de l’Intérieur.

Ces scrutins auraient dû donner lieu à l’introduction de la « biométrie » (empreintes digitales et photos) sur les cartes d’électeur, conformément à un accord conclu en 2007 par la majorité et l’opposition pour améliorer la transparence. Mais cette disposition a été finalement abandonnée par le pouvoir, ce que les rares opposants au président Bongo ont dénoncé.

Les bureaux de vote doivent fermer à 18H00 (17H00 GMT) et les résultats sont attendus dans les prochains jours.

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