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John Edwards, ex-candidat démocrate, se rallie à M. Obama face à Mme Clinton

« Il y a un homme. Il y a un homme qui sait et comprend que le temps est venu pour une gestion audacieuse du pays. Il y a un homme qui sait comment générer le changement, le changement durable qu’il faut bâtir à partir de la base. Il y a un homme qui sait dans son coeur que le temps est venu de créer une Amérique et non deux. Et cet homme c’est Barack Obama », a dit M. Edwards au cours d’une réunion publique à Grand Rapids, dans le Michigan, au côté de M. Obama.

Après la victoire remportée par Hillary Clinton mardi en Virginie-Occidentale, le soutien de John Edwards, ex-candidat aux primaires démocrates, est venu renforcer, mercredi 14 mai, la position de Barack Obama. Candidat à l’investiture démocrate, puis à la vice-présidence, en 2004, de nouveau engagé dans la compétition en 2008 jusqu’à son retrait le 30 janvier, l’ancien sénateur de Caroline du Nord se veut le champion de cette population ouvrière blanche que le sénateur de l’Illinois peine à rallier à sa cause. Le choix de M. Edwards ne faisait guère de doute. Le moment choisi pour l’annoncer est destiné à casser la nouvelle tentative de Mme Clinton – qui a obtenu 67% des voix contre 26% à M. Obama en Virginie-Occidentale – pour relancer sa campagne.

Le scrutin de mardi a donné 20 délégués de plus à la sénatrice de New York, contre 8 au sénateur de l’Illinois, mais celui-ci reste en tête avec 1886 délégués élus contre 1719. En outre, M. Obama a maintenant l’appui d’un nombre de super-délégués, membres de droit de la Convention, supérieur à celui des partisans de Mme Clinton : 287 contre 273, alors que 237 d’entre eux n’ont pas encore pris position.
« Quand cette bataille pour l’investiture sera terminée, et elle le sera bientôt (…), nous devrons nous rassembler et faire front ensemble, en tant que démocrates, pour ce qui importe en Amérique », a déclaré M. Edwards au cours d’un meeting organisé pour M. Obama à Grand Rapids, dans le Michigan. Prenant sa part des efforts visant à amadouer Mme Clinton et ses partisans, il a fait l’éloge de « cette femme d’acier » qui tient bon alors que la majorité des électeurs s’est détournée d’elle et que les pressions se multiplient pour qu’elle reconnaisse sa défaite.
Dans un entretien accordé à CNN, Mme Clinton a confirmé son intention de disputer les cinq primaires restantes, jusqu’au 3 juin. En même temps, elle a pris soin de promettre qu’elle travaillera « de tout son cœur pour le candidat investi, quel qu’il soit », et que, tout en essayant d’être ce candidat, elle entend bien « faire tout son possible pour s’assurer que toute personne qui [la] soutient comprend quelle erreur grave ce serait de ne pas voter pour le sénateur Obama » en novembre, s’il est désigné.

La sénatrice de New York a confirmé qu’elle cherchera à obtenir de la commission des statuts du Parti démocrate, à la fin du mois, l’homologation des primaires du Michigan et de Floride, qui n’ont pas respecté le calendrier fixé par la direction. L’un de ses collaborateurs a pourtant reconnu, il y quelques jours, que, même en tenant compte de ces scrutins, Mme Clinton n’aurait pas la majorité des délégués élus. Mais elle agit comme si elle ne renonçait pas à convaincre un nombre suffisant de super-délégués de se déterminer selon d’autres critères que l’addition des voix obtenues et des délégués désignés au cours des primaires.

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