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Gabon: Développement du sport au Gabon, une implication de plus en plus mitigée des opérateurs économiques

A l’approche de l’organisation, par le Gabon, du plus grand événement sportif africain, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), qu’il abritera conjointement avec la Guinée-Equatoriale en 2012, contrairement aux années 70-80, l’implication des opérateurs économiques dans le développement du sport d’une manière générale et du football en particulier, se fait de plus en plus de façon mitigée et sporadique au niveau du Gabon, a constaté GABONEWS.

En effet, dans les années 70 et dans une moindre mesure, à la fin des années 90, le paysage sportif gabonais comptait un certain nombre d’associations, parfois omnisports, essentiellement sponsorisées sinon financées par des entreprises de la place. Petit à petit, certainement pour des raisons économiques, celles-ci se sont retirées poussant à la mort de nombreuses structures sportives.

Ainsi, on avait par exemple pour le compte du championnat national de première division de football, des équipes telles que l’AS Sogara, Petrosport, Shell FC qui s’était mué en Mbelinga FC, Ndella Energie, la Jeunesse Athlétique Club (JAC), le Cercle sportif de Batavéa (CSB), Delta FC…qui, à l’époque, étaient essentiellement soutenues par des entreprises publiques ou privées en exercice dans le pays.

On a également noté que c’est à cette période que les clubs gabonais, particulièrement pour les premiers cités, se sont mieux comportés sur la scène continentale avec notamment la participation en 1986 de l’AS Sogara à une finale de la coupe des coupes d’Afrique.

Cependant, suite la crise économique internationale des années 80 qui a particulièrement secoué les pays africains à l’instar du Gabon, vont cesser de financer les activités sportives. Ce qui va conduire à la disparition de plusieurs associations sportives.

Malgré les exigences actuelles qu’implique le concept d’ « entreprise citoyenne » qui sous-tend qu’en dehors de sa vocation économique, une société doit également se réserver une dimension sociale ou socio-culturellle, les entreprises opérant actuellement au Gabon, contrairement aux années passées, s’investissement très peu dans le développement les activités sportives. Désormais, elles ne trient plus, au volet, que les événements qui leur offrent une véritable et grande tribune publicitaire telle que la Tropicale Amissa Bongo ou, dans la moindre mesure, les compétitions organisées par le groupe MP.

Par conséquent, il y a quelques années, une promue division d’élite, la société qui la finançait en deuxième division s’étant déchargée, avait été obligée de changer de dénomination. D’ailleurs, elle ne tarda pas être reléguée et disparaître par la suite. Du coup, aujourd’hui, sur les douze équipes qui prennent par au championnat national de première division de football, seules trois équipes bénéficient, malgré, bon gré, de l’appui des opérateurs économiques privés.

Ainsi, actuellement, l’Etat qui, outre les subventions allouées aux différentes fédérations, reverse à chaque club de football de première division une allocation annuelle de 50.000.000 francs CFA, est le principal pourvoyeur des fonds pour le développement du sport au Gabon.

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