ONU : Le Gabon décroche un siège au Conseil des droits de l’Homme

A l’issue du scrutin du 21 mai dernier pour le renouvellement des quinze élus au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, le Gabon a obtenu un des quatre sièges africains, aux côtés du Burkina Faso, du Ghana et de la Zambie. Le 7 mai dernier, des ONG internationales avaient protesté contre la candidature de plusieurs pays, dont le Gabon, en raison des insuffisances de leurs bilans en matière de protection des droits de l’Homme.

Un seul tour de scrutin aura suffi le 21 mai dernier pour départager les 19 candidats aux 15 sièges qui étaient en jeu cette année pour renouveler les membres du Conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies, dont les mandats expirent au mois de juin prochain.

Le vote s’est déroulé à l’Assemblée générale de l’ONU, à Genève (en Suisse), et les résultats ont été proclamés par son président, Srgjan Kerim. Les membres du conseil ont été élus par les 192 Etats membres pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois.

Dans le groupe des Etats africains, le Burkina Faso a été élu avec 180 voix sur les 192 Etats votant, alors que la Zambie a remporté 182 voix, le Ghana 181 et le Gabon est arrivé en queue de peloton du bloc africain avec 178 voix.

Dans le groupe des Etats asiatiques, le Bahreïn a remporté 142 voix, le Japon 155, le Pakistan 114 et la République de Corée (Corée du Sud) 139 voix.

La Slovaquie a été élue avec 135 voix et l’Ukraine avec 125 voix pour l’Europe de l’Est.
Pour l’Amérique latine et les Caraïbes, l’Argentine a remporté 172 voix, le Brésil 175 et le Chili 176.

Enfin, dans le groupe des Etats d’Europe de l’Ouest et autres Etats, la France a remporté 123 voix et le Royaume-Uni 120 voix. Le scrutin répondait à la majorité absolue et se déroulait à bulletin secret. Le Conseil a été créé en 2006 et à l’époque les Etats élus avaient procédé à un tirage au sort pour savoir qui servirait un an, deux ans ou trois ans.

Les Etats élus à l’issue du vote du 21 mai dernier occuperont leur siège à partir du 19 juin prochain. Dans le monde actuel «lourd de divisions et où d’aucuns voudraient voir un choc des civilisations, nous croyons en une alliance des civilisations et nous croyons qu’une instance comme le Conseil des droits de l’Homme (…) est tout simplement irremplaçable», a déclaré l’ambassadeur français pour les droits de l’Homme, François Zimeray.

Créé en 2006, le Conseil des droits de l’Homme a remplacé la Commission des droits de l’Homme, discréditée pour ses règles laxistes qui permettaient à des pays au mauvais bilan en la matière d’y siéger et de se soustraire à tout examen.

Mais cette nouvelle instance est d’ores et déjà très controversée, notamment par les Etats-Unis qui n’ont pas approuvé sa création et refuse d’y siéger, jugeant ses statuts trop faibles et lui reprochant ses positions condamnatrices envers Israël.

Le faible nombre de candidat en lice cette année, 19 pays pour 15 sièges à pourvoir, a amené les détracteurs à affirmer qu’une concurrence insuffisante ne permettait pas de sélectionner les pays les mieux qualifiés.

Pour rappel, le 7 mai dernier, deux ONG pro démocratiques américaine et suisse, Freedom House et UN Watch, avaient reproché à cinq des pays en lice de présenter des bilans en matière des droits de l’Homme qui devraient les disqualifier de l’élection. Il s’agissait notamment du Pakistan, du Sri Lanka, du Bahreïn, de la Zambie et du Gabon.

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