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Gabon: Santé / Déjà 6 ans et demi de recul en vaccination contre le cancer du col de l’utérus

Six ans et demi. C’est le recul inégalé dont disposent les auteurs d’une étude avec le vaccin Cervarix. Ce dernier a prévenu jusqu’à 100% des lésions liées aux virus de types HPV-16 et/ou HPV-18. Ces virus sont à l’origine d’environ 70% des cancers du col de l’utérus. Des cancers qui font chaque année, dans le monde, 270 000 victimes. Plus de 80% des cas sont observés dans les pays en développement, mais la France n’est pas exempte. Près de 3 400 cancers du col sont identifiés chaque année dans notre pays – 3 387 en 2000 – et plus de 1 000 femmes le paient de leur vie, rapporte le site internet www.destinationsante.com

Deux vaccins sont aujourd’hui disponibles en France. Le Gardasil protège contre les virus HPV-6, 11, 16, 18. En plus des virus responsables du cancer du col, son effet s’étend à deux sérotypes responsables des verrues génitales et condylomes acuminées. Le vaccin Cervarix pour sa part, cible exclusivement les cancers du col. Il ambitionne aussi une immunité de longue durée. Il vient de prouver son efficacité et sa tolérance sur près de 6 ans et demi. Mais ce n’est pas fini. Le suivi va continuer 3 ans.

Si ces vaccinations sont efficaces, elles sont aussi coûteuses. Trois injections successives dont le coût unitaire est d’environ 150 euros. Et la durée de l’immunité ainsi acquise est naturellement primordiale. Pour résumer, l’existence de deux vaccins contre le cancer du col de l’utérus est un véritable atout de santé publique. Mais cela ne résout pas comme par magie, le problème de santé publique posé par ces cancers :

• Parce que les vaccins sont impuissants à prévenir environ 30% de ces cancers ;
• Parce que la vaccination ne saurait dispenser d’un dépistage régulier des lésions précancéreuses. Deux années de suite à partir de 25 ans, puis une fois tous les 3 ans si les deux premiers examens ont été négatifs. Et cela chez toutes les femmes, vaccinées ou non, jusqu’à 65 ans ;
• Parce que si le cancer du col se transmet par voie sexuelle, il existe des cofacteurs favorisants : le tabagisme, un grand nombre de grossesses, le recours pendant plus de 5 ans à la contraception orale ou le fait d’avoir eu d’autres infections sexuellement transmissibles.

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