Gabon : La SETRAG prépare la relève de ses effectifs

Les responsables de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) ont rencontré le 7 juillet dernier des hommes d’affaires français, des partenaires sociaux et des responsables du ministère de la Formation professionnelle pour baliser le renouvellement de ses effectifs à l’horizon 2010-2011. Privatisée en 2005, la SETRAG envisage la mise en place d’une politique de recrutement direct avec la collaboration du ministère de tutelle pour exploiter cette offre de travail de façon optimale sur le marché de l’emploi gabonais
Le recrutement de nouveaux cheminots gabonais a fait l’objet d’une séance de travail le 7 juillet dernier entre le directeur général adjoint de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG), Jean François Kotin, des hommes d’affaires français, des partenaires sociaux et des responsables des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle.

La rencontre s’est déroulée au siège de l’entreprise à Owendo, au sud de Libreville, avec pour objectifs la mise en place d’une politique de recrutement directe qui soit favorable aux élèves et étudiants, en explorant au mieux les possibilités de cette manne professionnelle sur le marché de l’emploi national.

«La SETRAG est depuis novembre 2005 une société privé avec une convention de concession avec l’Etat. Dans ce cadre, à partir des années 2010-2011, l’entreprise enregistrera les départs importants du personnel qui ont vu naître le chemin de fer gabonais. Il est donc fondamental pour nous de pouvoir réussir les recrutements de nos experts ferroviaires de demain. La SETRAG étant une jeune entreprise, elle a des challenges qui l’obligent à réussir sa conversion en faisant évoluer la culture d’entreprise d’une logique de moyens vers une logique de résultats. Le management est un des défis auquel la SETRAG est confrontée pour les années à venir», a expliqué le directeur adjoint de la société, Jean François Kotin.

Les nouveaux agents de la SETRAG devront relever les défis de développement et d’amélioration des services de cette société qui doit jouer un rôle clé dans le développement du pays.

«La SETRAG est confrontée à un certain nombre de problème qui sont liés à la fois à l’âge du chemin de fer, aux infrastructures ferroviaires qui commencent à se dégrader, et au matériel qui commence à être âgé. Remettre à niveau toutes les infrastructures du chemin de fer et remplacer tout le matériel remorqué pour assurer à nos clients un service de qualité nécessite de gros investissements et nous nous y attelons» a ajouté Jean François Kotin.

Privatisé en 2005, la SETRAG doit composer avec la vétusté et l’insuffisance des infrastructures pour relever les défis du développement national et le désenclavement des zones rurales. La société dispose d’un personnel de plus de 300 personnes. Son capital est détenu à 84% par le groupe franco-gabonais COMILOG/Eramet, 7% par la Compagnie du Komo, 5% par la BGFI, 2% par la SOCOBA, et 1% par Rougier et PMO.

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