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Gabon: Le gouvernement gabonais peu satisfait, boude la qualité des services privatisés

La privation en eau dont sont victimes, depuis deux mois, les populations de Tchibanga (sud), remet au goût du jour les raisons pour lesquelles le gouvernement gabonais a décidé de revoir certaines conventions de concession signées avec quelques entreprises.

En effet, suite à « la situation préoccupante du service public de l’eau potable et de l’énergie électrique », caractérisée, d’une part, en 2007, par de nombreux délestages imputés, à tort ou à raison, au non renouvellement de l’outil de production et, d’autre, par les nombreuses difficultés qui jonchent le service de distribution de l’eau potable et l’accès à celle-ci dans certains quartiers du pays, le gouvernement avait décidé le 6 juin dernier de « renégocier la convention de concession signée le 13 juin 1997 entre l’Etat et VEOLIA-SEEG ».

Moins satisfaites de « l’Audit sur les capacités opérationnelles de la Société de valorisation des ordures ménagères (SOVOG), qui vise à vérifier la conformité de la gestion des déchets ménagers de la ville de Libreville aux exigences légales et réglementaires en République gabonaise d’une part, et aux engagements contractés par la République gabonaise et la ville de Libreville, d’autre part », les autorités gabonaises « conformément à la Feuille de route du Gouvernement », présentée le 12 juin dernier devant à l’Assemblée nationale, ont demandé, lors du Conseil des ministres du 6 juillet dernier, au vice -Premier ministre en charge de l’Environnement, de procéder à la révision de la Convention qui lie l’Etat gabonais à la (SOVOG).

Mais avant, face aux récurrentes pénuries de ciment sur le marché local, le gouvernement gabonais s’était senti obligé de monter au créneau et rappeler aux éventuels opérateurs et autres entrepreneurs de la libéralisation du commerce de ce produit depuis la privatisation de la société nationale « Ciments du Gabon » autorisant, par conséquent, la libre importation de ce matériau de construction.

En rappel, dans le cadre des programmes d’ajustement structurel imposés par les bailleurs de fonds internationaux en vue de relancer les économies africaines, le Gabon avait initié, dès la fin des années 90, un processus de privatisation de ses entreprises publiques et à ce jour, le résultat semble mitigé au regard du nombre de conventions qui risquent d’être revues.

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