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Angola : La belle envolée de la croissance

Avec un PIB doublé tous les trois ans, l’Angola se met à marches forcées pour effacer les stigmates de la longue guerre civile qui a longtemps handicapé son essor. Les revenus croissants du pétrole soutiennent un effort d’équipement inédit dans le pays qui devient la Mecque africaine de l’or noir. Il faudra beaucoup de rigueur dans la gestion de cette manne afin que le pétrole serve véritablement de levier de développement de l’ensemble du pays. La guerre a tout ravagé et si le pétrole peut reconstruire toutes les infrastructures de base, l’Angola aura trouvé sa voie de sortie de la pauvreté.
«L’Angola, bientôt première puissance pétrolière d’Afrique» a titré l’hebdomadaire économique «Les Afriques» dans son édition du 24 au 30 juillet dernier. Le pays de Dos Santos est sous le projecteur de la presse économique avec une croissance annuelle moyenne du Produit intérieur brut (PIB) de 15%.

Avec un tel taux de croissance, la richesse nationale double tous les trois ans et les retombées sont palpables dans tous les domaines.

Soutenu par la rente pétrolière, l’Angola a mis en place un ambitieux programme d’investissements pour les infrastructures «physiques et sociales» du pays. 11 milliards de dollars ont été investis en 2007 dans ce domaine, 15 milliards en 2008 et 18 milliards de dollars sont d’ores et déjà prévus pour 2009 pour financer plusieurs milliers de kilomètres de routes, un réseau d’aéroports ou encore un nouveau port en eaux profondes pour soulager celui de Luanda.

Le développement de ces infrastructures devrait également permettre de soutenir le rythme actuel de la croissance en diversifiant l’économie locale et en améliorant le milieu des affaires dans le but d’attirer les capitaux étrangers et de consolider l’essor économique multisectoriel du pays.

Alors que les pays industrialisés sont à bout de souffle, de nombreux pays africains affichent une croissance annuelle moyenne de 5% et l’Angola entre dans la cour des pays émergents qui affichent une croissance à deux chiffres avec environ 15% par an.

Cette modernisation à pas forcés devrait d’ailleurs se poursuivre avec la bonne tenue de la rente pétrolière. Selon le ministre des Finances José Pédro de Morais, «le secteur pétrolier connaîtra à lui seul, dans les cinq prochaines années, plus de 50 milliards de dollars d’investissements, ce qui devrait faire de l’Angola « le premier producteur de pétrole africain ». Il flirte encore avec les deux millions de barils/jour».

Ce dernier a d’ailleurs été couronné meilleur ministre africain des Finances en 2008 par le Financial Times, via le magazine The Banker. Ce trophée récompense les efforts du ministère angolais des Finances publiques pour avoir privilégier l’équipement du pays et su profiter de la conjoncture pétrolière pour renforcer les revenus de la population.

Cependant, il faudra beaucoup de rigueur dans la gestion de cette manne pour éviter le gaspillage, afin que le pétrole serve véritablement de levier de développement de l’ensemble du pays. La guerre a tout ravagé et si le pétrole peut reconstruire toutes les infrastructures de base, l’Angola aura trouvé sa voie de sortie de la pauvreté.

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