Malgré quelques nuages, le ciel d’Eramet est pour le moment bleu. La marge opérationnelle de la branche Alliages s’est améliorée grâce aux efforts de productivité et à la répercussion sur les prix de vente de la hausse des cours des matières premières. Le groupe envisage de produire 72.000 tonnes de nickel par an d’ici quatre ans, grâce aux projets en cours au Gabon et en Namibie. Le groupe investira 5 milliards d’euros entre 2009 et 2013.
A l’occasion de la conférence organisée en marge de la publication des comptes semestriels, la direction d’Eramet est revenue sur les performances de ses différentes branches d’activité.

Commentant l’évolution du pôle nickel, elle a reconnu que le début de l’exercice a été «décevant», en raison notamment des intempéries en Nouvelle-Calédonie. Par conséquent, le résultat opérationnel a chuté dans cette branche, mais reste élevé sur le pôle manganèse.

De grands projets sont en cours dans cette dernière branche au Gabon mais aussi en Namibie. Une étude de faisabilité sur une mine de plusieurs dizaines de millions de tonnes a été lancée. Les résultats seront connus au premier semestre 2009. Ces pays sont complémentaires du Congo, où il existe également des projets de transformation.

Eramet Nickel a par ailleurs procédé à une réévaluation de ses réserves minérales calédoniennes. Elles sont revues en hausse de 22%, à 3,4 millions de tonnes.

L’objectif du groupe est de produire 72.000 tonnes de nickel par an d’ici quatre ans.
Concernant la branche Alliages, la marge opérationnelle courante s’est améliorée grâce aux efforts de productivité et à la répercussion sur les prix de vente de la hausse des cours des matières premières. Toutefois, des signes de ralentissement de la demande sont perceptibles depuis mai 2008. «Il faut surveiller cet infléchissement», a souligné la direction du groupe.

Côté prévision, le résultat opérationnel courant 2008 est attendu «en hausse significative par rapport à 2007». A plus longue échéance, le groupe envisage d’investir 5 milliards d’euros sur la période 2009-2013. Ce chiffre, qui n’est pour le moment qu’une simple estimation, est loin d’être déraisonnable au vu des projets.

Ces derniers comprendront la centrale de Doniambo en Nouvelle-Calédonie (500 millions d’euros), la Namibie (300 millions de dollars – plus de 190 millions d’euros – pour les achats de participation) ou encore Weda Bay.

Le groupe s’intéresse notamment aux métaux spécifiques des alliages et souhaite «ouvrir des voies nouvelles voire fédérer des acteurs de taille moyenne ». Selon la direction, la crise du supbrime a créé des opportunités pour Eramet. N’étant pas endettée, la société pourra réaliser des acquisitions, quand ses concurrents auront du mal à investir.

Revenant sur la structure du capital de Société Le Nickel (SLN), Patrick Buffet, le patron d’Eramet, a de nouveau indiqué vouloir rester l’actionnaire majoritaire – il détient actuellement 56% de SLN. S’il venait à passer sous les 50% du capital, il ne garantirait plus les objectifs d’investissements en Nouvelle-Calédonie.

source: investir.fr

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