Pour délimiter le cadre et déterminer les bases de la recherche scientifique au Gabon, le ministre de ce département ministériel, Albert Ondo Ossa, a fait adopter le 31 juillet par le gouvernement un projet de décret portant création d’un Comité national d’éthique de la Recherche scientifique. Un second décret a également été approuvé portant organisation de la Foire nationale pour la recherche, afin de stimuler et de présenter les activités des chercheurs gabonais.
Au lendemain de la première édition du prix national du Centre national de la recherche scientifique et technique (CENAREST), le ministère de tutelle a entrepris de renforcer le cadre institutionnel et promotionnel de la recherche scientifique au Gabon.

La création du Comité national d’éthique en matière de recherche scientifique a été approuvée par le gouvernement à l’occasion du Conseil des ministres du 31 juillet dernier à Libreville.

Sur proposition du ministre de tutelle, Albert Ondo Ossa, ce comité sera chargé de veiller au respect de la dignité humaine et des Droits de l’Homme ; de sensibiliser la communauté scientifique sur les implications morales et de la recherche et enfin de veiller à la prise en compte de l’identité culturelle de la nation.

A cet effet, le comité national d’éthique de ce département ministériel est composé de six représentants des ministères de la Recherche, de la Santé, de l’Agriculture, de l’Environnement, de la Justice et de la Culture. Il compte également un chrétien, un musulman, un tradipraticien, une sage-femme, un psychologue ou un psychiatre, un philosophe ou un éthicien, un sociologue ou un anthropologue, un biologiste, un médecin et un épidémiologiste.

Un représentant des associations des malades, un représentant de l’Ordre des médecins ainsi qu’un représentant de l’Ordre des pharmaciens viennent compléter les effectifs de ce comité.
Un second projet de décret introduit par le ministre Ondo Ossa a également été adopté par le gouvernement, qui porte organisation de la Foire nationale pour la recherche conformément à l’article 28 de la loi n°22/2000 du 10 janvier 2000.

Cet événement aura pour vocation de faire connaître les résultats de la recherche dans une perspective de développement. La Foire nationale pour le recherche devrait également permettre de créer ou renforcer les synergies entre les acteurs et les partenaires de la recherche ainsi que de susciter un intérêt national pour l’activité de la recherche.

Elle sera convoquée tous les deux ans et permettra ainsi l’organisation de forums, de tables rondes, d’expositions et de débats sur la recherche. Au cours de ces assises seront par ailleurs décernés des prix aux structures de recherche et aux chercheurs dont l’action contribue au développement économique et social du pays.

Lors d’une conférence de presse tenue le 11 juin dernier à Libreville, le secrétaire général du CERNAREST, Franck Daniel Idiata, a présenté le programme national de soutien et de revalorisation de la recherche scientifique, avec notamment la mise en place du prix national du CENAREST, qui tend à valoriser et à promouvoir la recherche scientifique nationale dans les laboratoires, les instituts de recherche, les universités ainsi que les démarches individuelles.

“Nous avons déjà créé un cadre de publication, les éditions du CENAREST, avec un imprimeur et des partenaires en France, aux Etats-Unis, en Afrique du sud et en Angleterre, pour la distribution des ouvrages. Aucun chercheur ne paie les frais d’édition de ses livres après qu’ils aient été validés par un comité scientifique. Nous avons également créé la revue Science Sud, qui est une revue numérique.(…) Les chercheurs ont des résultats et que les chercheurs n’ont pas à rougir car nous faisons aussi bien que les chercheurs internationaux” avait notamment soutenu monsieur Idiata.

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