Les employés licenciés de Gabon Télécom et sa filiale Libertis spécialisée dans la téléphonie mobile, ont débuté à percevoir vendredi à Libreville, leurs chèques équivalent à 24 mois de salaire, a constaté un journaliste de l’AGP.

L’opération se déroule au sein de l’annexe du ministère gabonais des Finances, conformément au contrat passé entre l’Etat gabonais et l’actuel acquéreur de Gabon Télécom.

Selon quelques licenciés rencontrés sur place, le paiement des droits légaux regorge des erreurs et disent ne pas comprendre le mode de calcul effectué par le comité de privatisation (direction du ministère des Finances).

Les employés licenciés qui souhaitaient obtenir un plan social plus consistant au prix de multiples mouvements de grève n’ont pu obtenir que 24 mois de salaire à chacun, indique t-on.

La décision de les déflatés pour des raisons économiques a été prononcée en juin dernier. Ce sont au total près de 800 personnes qui ont été frappées par cette mesure prise par l’entreprise afin de réduire la masse salariale.

Avant le rachat par Maroc Télécom, la société avait procédé un premier licenciement dont 600 salariés avait été touché en 2006.

Depuis février 2007, L’Etat gabonais a cédé la majorité des actions de Gabon Télécom à Maroc Télécom, filiale du groupe français Veolia (ex Vivendi) détenant désormais 51% du capital de la société.

Gabon Télécom détient le monopole de la gestion du téléphone filaire avec 35 000 lignés d’abonnés et, est également leader dans la fourniture d’accès à Internet dans le pays.

En revanche sa filiale Libertis, opérateur de téléphonie mobile compte 250 mille abonnés, soit 30% du marché national derrière Zain Gabon (ex-Celtel).

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