L’ONG Transparency International a publié le 23 septembre à Berlin son rapport 2008 sur la corruption dans le monde qui établit un nouveau classement des pays selon l’indice de perception de la corruption (IPC). Celui-ci évalue la perception du niveau de corruption affectant les administrations publiques et la classe politique d’un pays. Le Gabon arrive au 96e rang mondial de ce classement et occupe la 13e place en Afrique subsaharienne aux côtés du Mali et du Bénin.
Le rapport 2008 de l’ONG Transparency International classe le Gabon au 13e rang de des pays de l’Afrique subsaharienne où la corruption est la moins perceptible dans l’administration publique et la classe politique.

Ce nouveau classement publié le 23 septembre dernier à Berlin positionne le Gabon au 96e rang mondial aux côtés du Mali, de la Jamaïque, du Guatemala, du Bénin et du Kiribati.

La Somalie et l’Irak sont classés cette année comme les pays les plus corrompus par l’ONG. L’Indice de perception de la corruption (IPC) met en évidence le cercle vicieux liant pauvreté, faillite des institutions et corruption. Les mauvaises performances dans l’IPC 2008 de certains pays industrialisés indiquent que les mécanismes de contrôle ne sont pas non plus infaillibles dans les pays riches.

«Dans les pays les plus pauvres, la corruption peut être une question de vie ou de mort, lorsque, par exemple, elle touche aux ressources destinées aux hôpitaux ou aux réseaux de distribution d’eau potable» explique Huguette Labelle, Présidente de Transparency International.

«La persistance d’un niveau élevé de corruption et de pauvreté dans de nombreux pays pauvres conduit à une situation humanitaire désastreuse et ne peut être tolérée. Mais même dans les pays les plus riches, la mise en œuvre inégale des mesures de lutte contre la corruption est préoccupante. L’adoption de politiques plus strictes de lutte contre la corruption est nécessaire» poursuit la présidente de l’ONG.

L’IPC évalue la perception du niveau de corruption affectant les administrations publiques et la classe politique. C’est un indice composite fondé sur différents sondages et enquêtes réalisés par des organismes indépendants. L’IPC 2008 couvre 180 pays, soit un nombre de pays équivalent à celui couvert en 2007. Il classe les pays sur une échelle de 0, représentant un haut degré de corruption perçu, à 10 qui représente un faible degré de corruption perçu.
Le Danemark, la Nouvelle-Zélande et la Suède sont les meilleurs élèves 2008 avec 9,3 points chacun. Ils sont suivis par Singapour, avec une note de 9,2. En bas du classement, on retrouve Haïti avec 1,4, l’Irak et Myanmar avec 1,3 et enfin la Somalie avec une note de 1.

Selon le Rapport mondial sur la corruption 2008, l’extension incontrôlée de la corruption pourrait renchérir de 50 milliards de dollars (35 milliards d’euros) le montant des investissements nécessaires pour atteindre les OMD dans le domaine de l’eau et de l’hygiène publique, soit près de la moitié de l’ensemble des budgets d’aide au développement.

«Les chiffres suggèrent qu’une amélioration de l’IPC d’un point (sur une échelle allant de 1 à 10) permet d’augmenter les investissements de 0,5% du PIB et d’accroitre de près de 4 % le revenu moyen» a déclaré l’élaborateur de l’IPC, Johann Graf Lambsdorff.

En Afrique subsaharienne, si les notes du Bénin, de la Mauritanie et du Nigeria ont progressé de manière significative cette année, celles du Burundi et de la Somalie se sont sensiblement
dégradées.

Sur les 47 pays évalués, 30 obtiennent une note inférieure à 3, indiquant que la corruption est perçue comme endémique, et 14 obtiennent une note comprise entre 3 et 5, indiquant que la corruption est perçue par les experts pays et les entreprises comme constituant un problème grave. Trois pays seulement obtiennent une note supérieure à 5, le Botswana, le Cap Vert et
Maurice.

source: Transparency International

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