La Cour constitutionnelle a rejeté le 24 septembre la requête introduite par le président du Rassemblement du peuple gabonais (RPG), Paul Mba Abessole, pour la reprise du scrutin dans le 2e arrondissement de Libreville où la liste PDG menée par le premier ministre Jean Eyeghe Ndong avait remporté 12 sièges. Deux autres requêtes du RPG et de l’Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou contestant l’élection de Jean François Ntoutoume Emane au 5e arrondissement ont également été rejetées.
Les ténors du Parti démocratique gabonais n’ont pas été inquiétés par la Cour constitutionnelle qui a rejeté lors de l’audience publique du 24 septembre dernier, trois requêtes contestant l’élection de leurs listes respectives dans les 2e et 5e arrondissements de Libreville à l’issue des élections locales du 27 avril dernier.

La requête en annulation introduite par le président du Rassemblement du peuple gabonais (RPG), Paul Mba Abessole, concernant la liste du candidat PDG Jean Eyeghe Ndong au 2e arrondissement de Libreville, a été rejetée pour vice de forme dans la formulation de la requête.

Contrairement aux dispositions de l’article 72 de la loi organique de la Cour constitutionnelle, monsieur Mba Abessole a omis de préciser les noms des colistiers de monsieur Eyeghe Ndong, rendant sa requête irrecevable, malgré la pléthore d’irrégularités enregistrées dans le déroulement du scrutin dans cette circonscription.

Le RPG de Mba Abessole, qui n’avait remporté que 6 siège dans cette arrondissement contre 12 pour la liste PDG conduite par le Premier ministre, dénonçait notamment le transfert d’électeurs, la manipulation du fichier électoral, le comportement partial des membres de la CENAP, l’ouverture tardive des bureaux de vote ou encore un nombre d’enveloppes supérieur au nombre d’émargements.

Les requêtes du candidat RPG Raymond Placide Ndong Meyo et du candidat UPG Claude Ndembi Nzinga contestant l’élection de la liste PDG conduite par Jean François Ntoutoume Emane dans le 5e arrondissement de Libreville ont également été rejetées, en raison d’un manque d’arguments et de preuves soutenants les allégations avancées.

Ils dénonçaient notamment le non respect de la parité entres les partis politiques de la majorité dans la répartition de leurs scrutateurs, la corruption, la violation du serment, le vote dans des lieux non homologués, l’absence d’isoloir, la manipulation des listes électorales, les irrégularités dans la délivrance des cartes d’électeurs, des violences ou encore la falsification des procès verbaux de la CENAP.

L’absence d’observations transcrites par les scrutateurs du scrutin n’a pas permis à la haute juridiction d’approuver cette requête.

La Cour constitutionnelle qui avait entamé l’examen des requêtes le 12 août dernier a commencé à rendre ses verdicts le 22 août dernier. La plupart des recours en annulation ont été rejetés par la haute juridiction, qui a par ailleurs sévèrement condamné la méconnaissance des règlements et procédures en vigueur par les plaignants.

L’examen des contentieux électoraux pourrait s’achever ce 26 septembre avec les derniers verdicts de la Cour constitutionnelle sur les quelques dossiers qui restent à la table de la haute juridiction.

Les élections locales du 27 avril dernier se sont soldées par une victoire écrasante du PDG qui a remporté plus de 1500 conseillers. L’UGDD qui prenait part pour la première fois à ce type de scrutin est arrivée au deuxième rang avec 160 conseillers.

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