A moins de deux semaines de la rentrée des classes, le ministre de l’Education nationale, Michel Menga, a visité le 24 septembre les chantiers d’extension et de réhabilitation des établissements secondaires publics de Libreville. Les retards enregistrés sur plusieurs chantiers ne permettront pas à tous les établissements d’accueillir les élèves au 6 octobre prochain. La rentrée ne pourrait être que partielle, avec l’ouverture échelonnée des nouvelles salles de classe dans les semaines qui suivront.

A moins de deux semaines de la rentrée, le ministre de l’Education nationale a visité les chantiers qui devaient permettre d’ouvrir 300 nouvelles classes pour accueillir les nombreux effectifs admis dans le secondaire, les recalés du baccalauréat et les élèves réorientés dans le privé qui doivent progressivement réintégrer les établissements publics.

Mais il semblerait que si une partie des travaux a bien été réalisée, de nombreuses salles de classes ne pourront être livrées que dans les semaines, voire les mois qui suivront la rentrée.

Au lycée Avormbam dont les travaux ont été confiés à la société Construction & Consulting Conpany (CCC), la rentrée devra être retardée de quelques jours. «Compte tenu du retard de démarrage des travaux, seuls 8 salles de classes seront livrées en fin octobre 2008, sur un total de 46 salles» a expliqué le directeur de l’entreprise adjudicataire, Wassim Angué.

Pour cet établissement, les autres salles seront livrées progressivement et le lycée devrait à terme disposer de six logements de fonction, deux bâtiments administratifs, six laboratoires, un centre de documentation et d’information, deux infirmeries et un gymnase pour un coût total de 2,9 milliards de francs CFA.

Sur les 18 salles de classes qui devaient être livrées au lycée de Mikolongo, douze seront prêtes pour la rentrée et les six autres devraient être opérationnelles avant la fin du mois d’octobre.

Le CES Bâ Oumar devraient en revanche être en mesure d’ouvrir ses 48 salles de classe dans les délais prévus, de même que les 13 qui ont été ajoutées au lycée Jean Hilaire Obiang Etoughe de Sibang, 8 au CES Raymond Boucka de Mindoubé, 12 au CES Ambaye de Glass et 12 également à l’ENI de Libreville.

L’Education nationale s’achemine vraisemblablement vers une rentrée partielle, d’autant plus que la Convention nationale des syndicats du secteur a menacé le 23 septembre dernier de boycotter la rentrée scolaire si le département ministériel de tutelle n’entamait pas les négociations avant le 6 octobre prochain.

Les revendications des agents de l’Education nationale concernent principalement l’harmonisation des salaires et la prise en compte de l’ancienneté, l’augmentation de la prime de logement à 200 000 francs CFA, la mise en place d’académies provinciales ou encore la construction des infrastructures scolaires et sportives réclamées par le SNEEPS depuis plusieurs années.

Les négociations entre les enseignants et la tutelle avaient débuté au mois de mai dernier, mais n’avaient pu aboutir en raison de la tenue des examens, qui avaient contraint les enseignants à observer une trêve dans leur mouvement de protestation.

Même si la tutelle réagit pour prévenir les perturbations du corps enseignant à la rentrée, l’affectation tardive des enseignants dans leurs localités respectives ajoute encore à l’incertitude sur le bon déroulement de ce début d’année scolaire. Nombre de localités alertent déjà sur l’absence des enseignants nouvellement affectés, qui n’ont pas encore eu le temps de prendre leurs dispositions pour se rendre dans leurs localités respectives pour la reprise des cours.

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