Le nouveau ministre des Finances, Blaise Louembé, a présenté le projet de loi des finances 2009, qui a été adopté par le gouvernement lors du Conseil des ministres du 14 octobre à Libreville. Ce budget prévisionnel établit les charges à près de 2 485,5 milliards de francs CFA, en s’appuyant sur des estimations qui porteraient les ressources de l’Etat tous secteurs confondus à 2 414,9 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 38% par rapport à 2008. Etant donné l’influence potentielle de la conjoncture financière mondiale sur l’économie nationale, une vigilance accrue de la cellule de veille a été préconisée pour d’éventuels ajustements en cours d’exercices.Le projet de loi des Finances 2009 a été adopté par le gouvernement à l’occasion du Conseil des ministres tenu à Libreville le 14 octobre dernier. Présenté par le nouveau ministre des Finances en charge du Budget, Blaise Louembé, ce budget prévisionnel mise sur 2 414,9 milliards de recettes tous secteurs confondus pour un total de charges évalué à 2 484,5 milliards de francs CFA.

La loi de Finances 2009 est marquée par la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord de confirmation triennal conclu avec le FMI en 2007 pour le renforcement de la gestion des finances publiques, l’accélération des réformes structurelles et l’intensification de la diversification de l’économie.

Les prévisions budgétaires s’appuient sur l’augmentation de la croissance mondiale qui devrait atteindre 3,7% en 2007, contre 3% en 2008, alors que l’économie nationale connaîtrait une croissance de 7%, tirée l’accroissement de 5,2% de la consommation des ménages et l’augmentation de l’investissement total qui devrait se situer à 6,6%.

Les analystes du ministère des Finances tablent notamment sur une augmentation de la production pétrolière de 7,8% en 2009 par rapport à 2008, pour s’établir à 13,863 millions de tonnes. Compte tenu des tensions géopolitiques et de la faiblesse des capacités de raffinage aux Etats-Unis et en Chine, le prix du brent devrait passer de 74,3 dollars US à 117,8 dollars US, soit une augmentation de 61,2% par rapport à l’exercice précédent, alors que le taux de change du dollars US par rapport au franc CFA devrait baisser de 8,6% pour se situer à 436,6 francs CFA.

Compte tenu de l’inquiétante dégradation des marchés occidentaux et des répercussions possibles sur l’économie nationale, le gouvernement a exhorté la cellule de veille mise en place par le ministère des Finances à une vigilance accrue afin de pouvoir procéder aux ajustements nécessaires en cours d’exercice si la crise venait à toucher notre économie.

Les recettes non pétrolières escomptées estimées à 793,5 milliards de francs CFA contre 1 621,4 milliards de francs CFA de recettes pétrolières visées, soit 58% de plus qu’en 2008 grâce aux investissements entrepris et à la mise en production de nouveaux gisements. Les ressources totales escomptées sont de 2 414,9 milliards de francs CFA, en hausse de 38% par rapport au budget 2008.

L’ensemble des charges pour l’année 2009 s’établirait à 2 485,5 milliards de francs CFA, soit une hausse de 687,4 milliards de francs CFA par rapport à l’exercice 2008. Ces charges prennent en compte le service de la dette publique, les dépenses de fonctionnement, les dépenses d’investissement, les prêts et les avances de dépôts.

Au chapitre des investissements, le budget prévisionnel 2009 intègre notamment les axes majeurs du Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP), les dépenses relatives aux fêtes tournantes ou encore les dépenses en équipement de l’administration.

Au titre de la répartition du budget, le projet de loi des Finances 2009 attribue notamment 8,021 milliards aux projets de croissance des départements de l’Agriculture, de l’Economie forestière et du Tourisme. 83,610 milliards de francs CFA devrait être alloué aux projets d’infrastructures des ministères de la Jeunesse et des Sports, notamment pour les travaux relatifs à l’organisation de la CAN2012, du ministère des Travaux publics, du portefeuille des Transports et de l’Aviation civile, de la Marine marchande ainsi que du ministère de l’Eau et de l’Energie.

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