Les enseignants grévistes réunis sous la bannière de la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (CONASYSED) ont tenu une nouvelle assemblée générale le 3 novembre à Libreville pour ressouder la base et statuer sur une position solide face au gouvernement. Malgré la mise en œuvre effective de l’enveloppe de près de 5 milliards de francs CFA pour le paiement des rappels de solde des enseignants et le renforcement des capacités de traitement du Guichet unique, les enseignants réclament toujours la mise en place d’un chronogramme fiable qui fixe des échéances acceptables à la résolution des différents points inscrits dans leur cahier des charges. Les salles de classes du secteur public étaient toujours désertes le 3 novembre, malgré les espoirs qu’avaient suscité les mesures avancées par le gouvernement le 28 octobre dernier. Les enseignants ont décidé le 3 novembre de maintenir le mouvement de grève jusqu’à l’établissement par le gouvernement d’un chronogramme fiable pour l’examen des différents points de revendications.

Suite aux tensions séparatistes nées de la dernière réunion, la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (CONASYSED) a tenu une nouvelle assemblée générale le 3 novembre dernier au siège du Syndicat de l’Education nationale (SENA) à la Peyrie, pour ressouder la base et avancer une position solide et ferme dans les négociations avec le gouvernement.

Les dissenssions amenées par les désaccords entre la base et les délégués syndicaux chargés des négociations avec le gouvernement ont amené la CONASYSED à démettre Simon Ndong Edzo et Fridolin Mvé Messa de leurs fonctions, qui ont été remplacés par Jean Jacques Ikapi, nouveau modérateur de la plateforme syndicale.

«Il faut continuer à faire pression sur le gouvernement parce que nous n’avons encore rien obtenu. En ce qui concerne les rappels, c’est l’argent que l’Etat doit aux enseignants, le gouvernement n’a pas à admettre une conditionnalité pour payer les rappels aux enseignants», a expliqué le nouveau modérateur de la CONASYSED.

«C’est au terme d’une négociation qu’il doit avoir un accord, or jusqu’ à présent nous n’avons pas encore un accord avec le gouvernement, ce que nous avons avec le gouvernement ce sont les effets d’annonce», a affirmé monsieur Ikapi.

«Nous invitons le gouvernement à la négociation parce que les enseignants ne vont pas repartir dans les salles de classes s’ils ne voient rien de concret. Je rappelle que le point qui mobilise aujourd’hui les enseignants est l’harmonisation des salaires entre les enseignants sortis avant et près 1991», a conclu Jean Jacques Ikapi.

Les enseignants ont donc décidé de maintenir le mot d’ordre de grève en attendant l’élaboration par le gouvernement d’un échéancier cohérent et fiable pour l’examen et la résolution des différents points inscrits au cahier des charges de la CONASYSED. Les grévistes ont également réclamé comme préalable la promulgation d’un décret ou arrêté portant mise en application sans délais dans les bulletins de salaires des enseignants la prime incitative d’un montant de 100 000 francs CFA promise par les autorités.

«Nous sommes dans un état de droit où examiner une telle revendication demande que l’administration explore tous les textes existants», rétorque le Premier ministre, Jean Eyeghé Ndong.

«Des lors que les enseignants ne donnent pas cours ça signifie que les enfants n’apprennent pas. Le gouvernement dit qu’il examine les revendications posées par les syndicats, le gouvernement demande aux syndicalistes de reprendre les cours», martèle le chef du gouvernement.

Après près d’un mois de grève, le gouvernement a tout intérêt à prendre des mesures significatives pour dénouer la crise de l’éducation qui paralyse l’année scolaire 2008/2009 et discrédite encore l’éducation nationale déjà mise à mal par l’issue chaotique de l’exercice précédent.

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