Gabon : Les journalistes préparés à la gestion de l’information en temps de guerre

Une vingtaine de journalistes gabonais ont participé du 18 au 21 novembre à Libreville à un atelier de formation sur «le rôle et le statut des journalistes dans le contexte de conflits armés, de violences internes et d’opérations de maintien de la paix», organisé par le bureau sous-régional du Comité international du croissant rouge (CICR). Les experts de la Croix Rouge ont notamment sensibilisé les journalistes gabonais aux notions de Droit international humanitaire (DIH) et de Droit international des droits humains (DIDH), pour une meilleure maîtrise de leurs droits et devoirs dans la collecte et le traitement de l’information en temps de guerre. Libreville a abrité durant trois jours un atelier de formation à la gestion des conflits armés par les médias, organisée par la délégation sous régionale du Comité international de la Croix Rouge (CICR), basée à Yaoundé, en collaboration avec l’antenne nationale de la Croix rouge.

Les travaux qui se sont déroulés au siège du Sénat du 18 au 21 novembre dernier, ont permis aux experts de la Croix rouge, notamment la déléguée à la communication du CICR à Yaoundé, Maria Garrido, son assistante, Rosine Samou Kam, et le responsable du département d’information et de diffusion de l’antenne nationale, Serge Koumba, d’aborder le «rôle et statut des journalistes dans le contexte de conflits armés, de violences internes et d’opérations de maintien de la paix».

Une vingtaine de journalistes gabonais ont pris part à cette formation qui avait pour objectif principal de doter les professionnels de communication des notions essentielles et des techniques adaptées à la couverture des évènements dans un contexte de conflit armé.

La formation a également permis aux participants d’être sensibilisés aux notions de base du droit international humanitaire (DIH) et du droit international des droits humains (DIDH), afin d’acquérir une meilleure connaissance de leurs droits et devoirs dans l’exercice de leurs fonctions en temps de guerre.

La formation a abordé des thèmes tels que «la connaissance du mouvement de la Croix rouge et du croissant rouge», notamment l’origine, les composantes, les emblèmes et les principes fondamentaux ; «les informations sur la Croix rouge gabonaise», à savoir la structure, les responsabilités et les activités de l’association ; les mandats, la nature juridique et les activités du «CICR) ; «les convergences et les divergences entre le DIH et les droits humains», ou encore «le rôle des médias dans la protection des victimes des conflits armés».

La représentante du ministre gabonais de la Communication, Marie Nguéma, a estimé que «les journalistes partiront nantis d’un outil supplémentaire inclus dans l’accomplissement de leurs missions, qui a un impact considérable dans notre vie quotidienne».

«Cette séance de formation sur le droit international humanitaire (DIH) vous permettra de cerner sans difficulté les différents concepts sur lesquels vous êtes constamment appelés à informer où vous serez tous les jours envoyés en mission journalistique», a expliqué la vice-présidente de la Croix rouge gabonaise, Laylat Alice Gertrude Owangal.

«Une meilleure connaissance du droit qui régit ces situations permet à la fois de mieux les cerner et donne aux journalistes la capacité de mieux jauger le niveau de risque qu’il encourt, afin de s’en prémunir», avait expliqué madame Owangal à l’ouverture des travaux, avant d’ajouter que «cette connaissance sommaire mais essentielle du droit lui permettra d’utiliser un langage précis, appelant les évènements par leurs noms propres».

«Le droit international humanitaire étant une norme importante dans le monde, nous journalistes, étions appelés à être édifiés pour mieux couvrir les événements dans les zones secouées par des conflits», a ajouté Frédéric Serge Long, un autre participant.

«Au terme de ces trois jours, nous savons déjà quel genre d’attitude nous pouvons adopter dans une zone de conflit, nous savons comment relayer l’information sans blesser les susceptibilités et nous savons également comment pourrions nous être amenés à nous entourer de la sécurité nécessaire pour ne pas perdre notre propre vie» a conclu monsieur Long.

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