Gabon: Transport : Une journée sans taxis ce mardi




Le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (SYLTEG), a décidé ce lundi de faire de la journée de mardi: « jour sans taxis » pour fléchir la position des autorités de l’hôtel de ville de Libreville afin qu’elles remettent en circulation certains taxis « arraisonnés ». Le président du SYLTEG Jean Robert Menié estime que les autorités de l’hôtel de Ville auraient dû accorder une période de délais après le lancement de son opération de contrôle afin de permettre que ceux de taximen en retard de paiement puissent s’en acquitter .La proximité de la date butoir (24 novembre) fixée par l’Edile de Libreville semble être l’un de casus belli de la passe d’arme entre les deux protagonistes.

Les chauffeurs de taxis de Libreville s’acquittent chaque année des taxes annuelles qui englobent 115 000 francs CFA pour les petits taxis et 235 000 francs CFA pour les taxis bus, une patente de 200 000 francs CFA pour les petits taxis, 415 000 francs pour les taxis bus avec une redevance de 26 000 francs CFA pour « les frais d’expertise taxi. »

« Nous avons eu une année particulièrement perturbée. Les autorités municipales ont été mises en place tardivement, un temps nous a été accordé pour que nous puissions nous acquitter de nos obligations», a expliqué Jean Robert Menié, ajoutant que : «les canaux d’information n’ont pas permis une bonne ventilation pour que nous connaissions tous les délais ».

Le 18 novembre dernier, au terme de l’entretien qu’il avait eu avec le président du SYLTEG, le maire de Libreville, Jean François Ntoutoume Emane avait consenti à la fois d’accorder au syndicat la remise en circulation des taxis saisis par la police municipale et un ajournement d’une semaine (18 au 25 novembre).

En mars 2007, le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (SYLTTEG), le Syndicat autonome des transporteurs urbains et interurbains du Gabon (SATUIG) et le Syndicat national des propriétaires des taxis du Gabon (SYNAPROTAG), avaient unanimement observés une pause de 48heures (deux jours) pour protester contre l’augmentation des prix du carburant (+25%) à la pompe et menacé d’élever le tarif du transport.






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