Le premier Conseil interministériel de la recherche scientifique (CIMIR) a été ouvert le 26 novembre à Libreville par le Premier ministre dans le cadre de la relance des activités de ce département ministériel. Suite au regroupement des activités de recherche de chacun des départements au sein du ministère de la Recherche scientifique, les acteurs scientifiques et administratifs de ce domaine doivent définir le cadre et le cap de la recherche scientifique gabonaise pour la mettre effectivement au service d’un développement cohérent.
Les cadres scientifiques et administratifs de la Recherche scientifique planchent à Libreville depuis le 26 novembre pour couler les fondations de la relance de ce département ministériel, dont les activités étaient jusqu’alors plombées par un éparpillement dans les différents départements du gouvernement.

Dans le cadre du recentrage des activités de la Recherche scientifique opéré lors du remaniement ministériel du 7 octobre dernier, qui avait permis de regrouper les activités de recherche au sein d’une tutelle unique, le premier Conseil interministériel de la Recherche scientifique (CIMIR) s’est réuni pour fixer le cap et l’organisation de ce nouveau fonctionnement.

La centralisation des activités de recherche devrait permettre une meilleure supervision des programmes, une gestion et une répartition optimale des budgets et une meilleure visibilité des résultats et de leurs mises en œuvre.

«L’action gouvernementale a besoin de la science, des sciences exactes et des sciences sociales. Parmi les sciences sociales, je citerais les sciences administratives, et certains d’entre vous, en dehors qu’ils soient scientifiques, sont des responsables de l’administration», a affirmé le Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, à l’ouverture des travaux.

«Il faut avoir de la méthode et toute science à besoin de méthode. Nous au gouvernement avons besoin de méthode, c’est-à-dire que nous devons être un peu des scientifiques», a ajouté le chef du gouvernement.

«L’environnement historique nous démontre que les pays qui se sont prioritairement lancés dans la Recherche scientifique et dans la quête des technologies nouvelles sont précisément ceux qui ont le mieux négocié et reçu leur marche vers le développement, (…) qui ont su le mieux concilier leurs ambitions dans le domaine avec leurs spécificités culturelles, qui se retrouvent aujourd’hui à la pointe de l’économie mondiale», a expliqué le ministre de la Recherche scientifique, Albert Ondo Ossa, à l’ouverture des travaux.

Pour jeter les bases des réflexions des participants, le ministre Ondo Ossa a annoncé que «le premier CIMIR invite aujourd’hui à trois axes de réflexion sur le thème générique de la bonne gouvernance. Ces trois axes sont la protection de l’environnement, la santé publique et la lutte contre la pauvreté».

Selon Ondo Ossa, «ce sont des axes qui semblent essentiels pour la conception d’un Gabon moderne, capable de faire face aux enjeux et aux contraintes de notre siècle. Ils mettent l’homme au centre du développement». Tout le mal qu’on peut souhaité à ces travaux c’est de formuler des stratégies efficaces pour lutter contre la mal gouvernance.

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