Gabon : La CNAMGS lance l’immatriculation des ayants droits

La Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) a lancé le 1er décembre à Libreville l’opération d’immatriculation des ayants droits, qui débute pour l’exercice 2008 par les Gabonais économiquement faibles (GEF) sur la base du recensement effectué par les services de la Planification et des Affaires sociales. L’immatriculation se poursuivra jusqu’au 5 décembre à Libreville et Owendo et commencera parallèlement en province dès le 3 décembre. Le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), Jean Robert Ngouloungana, a lancé le 1er décembre dernier à Libreville l’opération d’immatriculation des gabonais économiquement faibles (GEF), première phase d’immatriculation des ayants droits.

Sur la base du recensement des GEF effectué en juillet et août dernier par les services de la Planification et des Affaires sociales, la CNAMGS a commencé à immatriculer cette première catégorie d’ayants droits dans la capitale gabonaise, afin qu’ils puissent commencer à bénéficier des avantages sociaux sur les soins.

« Cette opération a pour but d’identifier les bénéficiaires du régime d’assurance maladie et de garantie sociale mis en place par le gouvernement pour faciliter l’accès aux soins de santé de nos compatriotes », a expliqué le directeur général CNAMGS, Jean Robert Ngouloungana.

« Nous avons lancé cette opération pour pouvoir remettre aux intéressés à l’issue de ce processus des cartes d’assurance maladie qui leurs permettront de bénéficier des prestations aussi bien dans les hôpitaux, dans les pharmacies que dans les laboratoires d’analyses ou de radiologie», a poursuivi le directeur général de la CNAMGS.

« L’opération d’aujourd’hui vise a immatriculer les gabonais économiquement faibles, et nous avons commencé par ceux qui étaient enregistré comme indigents à la Caisse nationale de garantie sociale (CNGS) puisque nous reprenons les activités de cette caisse et nous immatriculons d’abord ceux qui étaient enregistrés et qui détenaient des récépissés », a précisé Jean Robert Ngouloungana.

L’opération a commencé le 1er décembre dans les 5e et 6e arrondissements de Libreville et s’est poursuivie le 2 décembre dans les 3e et 4e arrondissements avant de s’atteler ce 3 décembre aux 1er et 2e arrondissements de la capitale gabonaise. Les 4 et 5 décembre prochains, les agents de la CNAMGS poursuivrons l’opération dans la commune d’Owendo.

« Nous avons mis en place des stations mobiles qui se déplacent d’arrondissement en arrondissement pour nous rapprocher des populations », a expliqué le directeur général de la CNAMGS.

« L’opération va commencer à l’intérieure du pays dans les chefs lieux des provinces à partir du 3 décembre, où là aussi, nos équipe vont se déployer pour immatriculer les gabonais économiquement faibles, en commençant par les anciens bénéficiaires du système de la CNGS », a annoncé monsieur Ngoulagana.

« Ce que nous demandons aux populations concernées c’est de venir se faire immatriculer munis d’une pièce d’identité, du récépissé de la CNGS et des actes d’états civils de leurs enfants pour que les enfants bénéficient également du système », a-t-il rappelé.

« Les personnes concernées devront se présenter dans les mairies d’arrondissements. Plus tard nous auront des stations qui seront fixes dans des endroits que nous indiquerons, mais pour l’instant, nous avons préféré nous rapprocher des populations en nous installant dans les mairies », a indiqué le directeur général de la CNAMGS.

Il a également expliqué que « compte tenu de la complexité de la mise en place de ce régime, nous allons mettre en place progressivement les différentes catégories d’affiliés. Nous commençons par les gabonais économiquement faibles en 2008, en 2009 nous allons prendre en charge les fonctionnaires et les agents d’état et en 2010 les travailleurs des secteurs privés ».

« Le premier pallier était celui de mettre en place la structure organisationnelle et la mise en place du conseil a consacré l’avancement de ce processus organisationnel et juridique. La deuxième tranche que nous abordons maintenant, c’est celle de l’identification des bénéficiaires du système avec leur immatriculation et la remise des cartes », a poursuivi le directeur général.

« Il y a un troisième pan du dispositif qui est celui de la signature des conventions avec les établissements de soins de santé qui sont censés accueillir les bénéficiaires du régime pour leur délivrer les prestations », a-t-il expliqué, avant d’annoncer que « dans les prochains jours, nous allons signer ces conventions avec les établissements publics qui vont accueillir les gabonais économiquement faibles ».

« Dans la plupart de ces établissements nous n’avons pas toujours tous les services. Il est prévu que des conventions soient signés avec des prestataires privés, par exemple des pharmacies ou des laboratoires, de telle sorte que si le service n’est pas disponible dans les établissements publics, nous puissions pousser les gabonais économiquement faibles vers les prestataires privés avec lesquels nous seront liés par des conventions », a précisé le Directeur général de la CNAMGS

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