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Gabon : Le CAMES le réseautage de recherche en médecine traditionnelle

Le 15e Colloque sur la pharmacopée et la médecine traditionnelle africaine a clos ses travaux le 4 décembre à Libreville au terme de quatre jours de travaux qui ont permis aux tradipraticiens, médecins et chercheurs venus de onze pays africains de baliser le renforcement du partenariat entre la médecine moderne et traditionnelle sur le continent. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de restructurer le programme de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle africaine (PHMTA) et de renforcer l’interconnexion des réseaux africains de recherches en médecine traditionnelle. Les médecins traditionnels et modernes africains viennent de jeter à Libreville les bases d’une structuration de la médecine traditionnelle africaine qui permettra de renforcer sa coopération à la médecine moderne dans les services de santé du continent.

Le 15e Colloque sur la pharmacopée et la médecine traditionnelle africaine a tenu ses assises du 1er au 4 décembre dernier dans la capitale gabonaise avec la participation des tradipraticiens, des médecins et des chercheurs issus de onze pays africains autour du défi du renforcement du rôle de la médecine traditionnelle africains dans les soins de santé apportés aux populations du continent.

Ces assises ont permis de dresser le bilan des actions menées depuis le lancement du Programme de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle africaine (PHMTA) entamé à Bangui en 2001, poursuivi à Kigali en 2002 et validé à Yaoundé en 2004.

Dressant le bilan 15 ans après la démarche du CAMES, le tradipraticien Michel Ovenga a estimé que «les efforts vis-à-vis de la médecine traditionnelle n’ont pas avancé parce que les premiers acteurs de cette médecine traditionnelle, nous les médecins traditionnels, on devrait nous encadrer car c’est nous qui connaissons la nature et qu’aucun médicament n’a été inventé, les médicaments existent depuis la nuit des temps».

Le PHMTA avait permis la mis en place de trois réseaux de recherche appliquée en médecine traditionnelle africaine : le réseau de l’Afrique de l’Ouest consacré aux recherches sur les plantes médicinales à activité antipaludiques et antiparasitaires, le réseau d’Afrique centrale pour la recherche sur les phytomédicaments anti hypertenseurs et le réseau Grands Lacs et Océan indien pour la recherche sur les phytomédicaments antidiarrhéiques et intestinaux.

A l’issue des travaux, les participants ont décidé de la création d’une interface entre les réseaux d’Afrique de l’Ouest et du centre pour renforcer l’interconnexion entre ces deux pôles de recherches. Ils ont également décidé de l’organisation d’une réunion des réseaux entre chaque colloque et d’une participation commune aux appels d’offres.

Les participants ont recommandé aux experts scientifiques de favoriser les échanges d’informations sur les thèmes de recherche entre les chercheurs, d’assurer la validation et l’harmonisation de leurs protocoles de recherches, d’assurer une meilleure participation des tradipraticiens sur la circulation de l’information et d’envisager la signature de conventions entre les chercheurs, les tradipraticiens et les communautés autochtones.

Pour le ministre gabonais de la Recherche scientifique, le professeur Albert Onda Ossa, «la maîtrise scientifique des molécules utilisées par les tradipraticiens pour contrer les affections pour lesquelles leurs traitements s’avèrent réellement efficaces, leur transport de l’empirique au structuré rationnel, sont autant de nouveaux enjeux pour atteindre notre objectif commun d’améliorer la qualité des interventions sanitaires auxquelles nos populations ont droit»,
Le communiqué final recommande également au CAMES la création de banques de données sur les plantes médicinales sur les pathologies concernées, ainsi que la création et l’équipement d’un centre d’excellence de la recherche en Afrique.

A l’endroit des dirigeants, il a enfin été demandé de s’impliquer davantage dans le financement des structures de recherche adéquates, dans la formation des personnes ressources et dans l’aide à la fabrication des médicaments issus de la recherche locale.

Les participants venus du Bénin, du Burkina Faso, du Congo Brazzaville, de Côte d’Ivoire, du Gabon, du Mali, du Niger, de la République centrafricaine, du Sénégal, du Tchad et du Togo espèrent que les travaux de Libreville donneront un coup de fouet au renforcement de l’interconnexion des réseaux de recherches africains en médecine traditionnelle.

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