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Barack Obama appelé à faire de la prévention des génocides une priorité

D’anciens responsables gouvernementaux américains ont appelé mardi la future administration Obama à faire de la prévention des génocides une priorité de son action.

L’ex-secrétaire d’Etat démocrate Madeleine Albright et l’ancien secrétaire à la Défense républicain William Cohen ont présenté, au siège de l’ONU à New York, un rapport du Groupe de travail sur la prévention des génocides qu’ils co-président. Intitulé « Prevention des génocides: document de travail pour les dirigeants américains », l’étude contient 34 recommandations, parmi lesquelles l’amélioration des mécanismes d’alerte, une action précoce pour empêcher les crises, une plus grande disposition à utiliser la force, en dernier ressort, ainsi que des mesures pour renforcer les normes et institutions mondiales.

« L’idée centrale de notre rapport est que le génocide est inacceptable et que nous pouvons et devons faire plus pour l’empêcher », a déclaré Mme Albright, qui était chef de la diplomatie de l’ex-président Bill Clinton, lors d’une conférence de presse.

« Les Etats-Unis n’ont pas à porter ce fardeau tous seuls mais il est à la fois de notre devoir et de notre intérêt bien compris d’aider à montrer la voie », a-t-elle dit.

Mme Albright a affirmé que l’administration du président élu Barack Obama, qui prend ses fonctions le 20 janvier, « devrait faire de la prévention des génocides une priorité de politique étrangère. » « Cette conception devrait aussi être celle de nos agences nationales de sécurité et des organismes multilatéraux dont nous faisons partie », a-t-elle ajouté.

Elle a également recommandé que le gouvernement américain « crée un mécanisme interministériel de haut niveau qui s’efforcerait spécialement d’empêcher les génocides avant qu’ils ne se produisent ».

Son Groupe de travail propose d’allouer 250 millions de dollars par an au financement de projets spécialement conçus pour les pays considérés à risque, a-t-elle indiqué.

« La prévention de génocides et d’atrocités à grande échelle n’est pas un ajout idéaliste à nos principaux objectifs de politique étrangère. C’est un impératif moral et stratégique », affirment Mme Albright et M. Cohen dans le rapport.

Leur visite à l’ONU coïncidait avec le 60e anniversaire de la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide, jusqu’ici ratifiée par 140 pays.

L’une des suggestions du rapport, au fort potentiel de controverse, consiste à demander au secrétaire d’Etat américain de mener « de vigoureux efforts diplomatiques en vue de négocier » un accord des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie), pour qu’ils renoncent à l’usage du veto dans les cas relatifs à un génocide ou à des atrocités à grande échelle.

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