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Gabon: La CEEAC interpelle la communauté internationale sur la violation des droits de l’homme en RDC

Le secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), par la voix de son chargé des questions des Droits de l’homme, Pierre Atomo Ndong, à l’occasion de la célébration, mercredi à Libreville, du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, a interpellé la communauté internationale sur la violation desdits droits dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Pour Pierre Atomo Ndong, à cette commémoration du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, il se devait, au nom du Secrétaire général de la CEEAC, de « restituer la thématique « Dignité et justice pour tous », autour du drame que vivent les populations de l’Est de la RDC ».

La CEEAC se fondant sur les dispositions de l’article 9 de la Déclaration qui interdit l’arrestation, la détention arbitraire et la création des conditions qui rendent l’exil obligatoire pour des raisons de survie se saisit de l’occasion pour rappeler que « toute action rompant la paix et la sécurité et de nature à provoquer des déplacements forcés de population est condamnable en soi », a-t-il déclaré.

Il a en outre indiqué que « la Communauté internationale doit donner une réponse approuvée à cette violation grave des droits fondamentaux de la personne humaine, en envisageant une incrimination pénale spécifique dans le cadre des compétences des juridictions internationales ad hoc ou permanentes ».

Par ailleurs, il a rappelé que « la solidarité internationale oblige à une action énergique afin que les personnes déplacées puissent bénéficier de la protection et de l’assistance, lesquelles incluent la sureté et la sécurité du personnel humanitaire ».

« Les personnes déplacées vulnérables, en particulier les femmes et les enfants doivent bénéficier d’une protection spécifique », a-t-il précisé.

Enfin, Atomo Ndong a souligné que « l’enrôlement des enfants dans les unités de combat, constitue également une violation grave du Droit d’être protégé contre la violence ».

La situation des Droits de l’homme dans l’Est de la RDC était, fin novembre, au menu d’une session extraordinaire du Conseil de l’ONU pour les Droits de l’homme, au cours de laquelle le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Navy Play, avait également exprimé son inquiétude face à la dégradation des Droits l’homme dans ce pays.

Selon les experts de l’ONU, depuis la reprise des combats dans le Nord-Kivu, il s’observe une constante de dégradation accrue de la situation des Droits de l’homme caractérisée par des exécutions sommaires, des kidnappings, des viols et des pillages généralisés.

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