Les membres de la Convention Nationale des Syndicats du Secteur de l’Education (CONASYSED) ont décidé de suspendre les cours le 15 décembre 2008, dans tous les établissements du premier et du second degré du pays, afin de permettre au gouvernement gabonais de revoir leurs situations administratives et financières.
Le secteur de l’Education nationale est de nouveau paralysé par une grève générale décrétée le 15 décembre par la Convention nationale des syndicats du secteur de l’Education (CONASYSED).

Pourtant, en grève depuis la rentrée du 6 octobre, les enseignants avaient décidé à l’issue d’une assemblée générale tenue le 19 novembre à Libreville, de suspendre pour trois semaines le mot d’ordre de grève sur l’étendue du territoire national.

Cette trêve devrait permettre de suivre la mise en œuvre du chronogramme arrêté par le gouvernement pour le traitement des revendications inscrites au cahier des charges de la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (CONASYSED).

La suspension du mot d’ordre de grève était intervenue après l’accession du gouvernement à deux des revendications des enseignants : le paiement effectif des rappels de solde et l’octroi de la prime incitative à la fonction d’enseignant.

C’est au cours de leur assemblée générale du Samedi 13 Décembre 2008, que les enseignants de la CONASYSED ont décidé de suspendre les cours à partir du lundi 15 dans tous les établissements du premier et second degré du pays.

Les mandataires de la base de la CONASYSED disent ne pas avoir vu d’éléments physiques venant du gouvernement gabonais, pour la prise en compte effective de leurs préalables.

Les enseignants ont fait le bilan des trois semaines en commission conjointement avec le gouvernement. Ils ont jugé incorrects les statistiques qui avaient été présentées dans les divers listings fournis par le gouvernement avant leur mouvement de grève.

Selon la CONASYSED, plusieurs désaccords subsistent entre les désaccords des deux parties. Les enseignants estiment que leurs interlocuteurs confondaient « la prime incitative » à celle relative à l’éloignement qui existe déjà.

L’autre désaccord réside dans la répartition de ladite prime car les représentants du gouvernement voulaient l’accorder aux bénéficiaires en fonction de leur catégorie et du lieu dans lequel ils exercent leurs fonctions administratives.

Sur la principale revendication des enseignants, celle relative à l’harmonisation des salaires des agents recrutés avant et après 1991, les enseignants estiment que rien n’a été obtenu. Pour CONASYSED, ce bilan est négatif et justifie la reprise de la grève. Le gouvernement peut-il laisser la grève se poursuivre et menacer l’année scolaire? Pour l’instant, sa réaction s’est limitée à une déclaration sur les efforts de l’Etat pour satisfaire les revendications des enseignants, alors que les menaces de grève dans plusieurs secteurs sont perceptibles.

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    CONASYSED – Info

    Suite aux décisions prises par le Gouvernement et rendues publiques par un communiqué final paru dans le journal l’Union N°9902 du 19-12-2008, Le Collège des Pairs de la CONASYSED a tenu le même jour, un point de presse dont nous vos livrons in extenso la teneur

    Bonne lecture !

    Point de presse

    Suite à de nombreuses sollicitations de la communauté nationale, de la communauté internationale, des parents d’élèves, de nos élèves et aussi des leaders d’opinion (confessions religieuses), la CONASYSED avait décidé, le 19 novembre 2008 dernier, de concéder au Gouvernement la suspension de la grève qu’il désirait tant pour la sérénité des négociations, trois semaines au terme desquelles, selon toujours le même Gouvernement, les solutions qu’il préconisait, devaient continuer d’être étudiées et mises en pratique par des décisions négociées selon la pure tradition et les règles syndicales. Les travaux ayant pris fin le jeudi 11 /12/2008, la grande Commission Technique dont le Premier Ministre est le Président, devrait alors se réunir le Vendredi 12/12/2008 pour la prise des décisions sur la base, des recommandations arrêtées en sous commissions pour être fixé sur l’application des décisions à court, moyen et long terme, sur ce qui reste en étude et ce qui éventuellement ne le pourrait.

    Mais contre toute attente, nous avions une fois de plus été sidérés par des manœuvres machiavéliques de nos dirigeants qui ne cessent d’opter pour la fuite en avant des problèmes reconnus par eux-mêmes et par tous, et aussi par leur récidivisme dans la tentation indécente de passage en force, voulant faire croire que c’est l’Enseignant qui serait le méchant et eux les saints. En effet, l’on a pu remarquer ce qui suit :

    1. l’absence du Premier Ministre à la plénière qui devait en principe avoir lieu ce vendredi 12/12/08 afin que les décisions soient prises, sachant que le Premier Ministre en était bel et bien informée. Ainsi la démarche du Gouvernement n’était que diversion pour gagner du temps, comme l’ont fait leurs techniciens pendant toute la période des trois semaines des travaux où ils pratiquaient à dessein, la politique de la chaise vide, alors que la première phase des travaux n’avait pris que trois jours seulement, intégrant la plénière dirigée par le premier Ministre lui-même;

    2. les membres de l’administration, contre toute attente, avaient contrefait les rapports des sous-commissions, qu’Ils ont ventilés au niveau des autorités. Acte de fourberie que la CONASYSED avait dénoncé séance tenante en recadrant le tir,

    3. pendant que la Commission revisitait les rapports des sous commissions en attendant de passer à la phase de plénière proprement dite, grande a été notre surprise de constater que le Porte-parole du Gouvernement, une fois de plus passait à la télévision pour annoncer le bilan d’étape erroné des négociations, en totale violation des principes et règles classiques des négociations syndicales (confère Conventions N°87 et 98 de l’OIT)

    4. le 15/12/2008, la CONASYSED est invitée à une pseudo émission télévisée, organisée à dessein par les acolytes de l’immobilisme en République Gabonaise pour tenter de faire croire au Gabonais le contraire de ce qu’ils savent. Heureusement qu’aucun Gabonais justement n’est dupe,

    5. plus grave, pendant que la CONASYSED, toujours sur la table des négociations, y attend le Gouvernement qui continue de faire l’école buissonnière pour la plénière de la Commission Technique qui doit prendre des décisions négociées dans le strict cadre des principes et règles de la négociation syndicale, des règles d’éthique qui régissent habituellement cette circonstance et bien sûr du respect mutuel en tant que partenaires des questions d’éducation et de formation, le Gouvernement vient une fois de plus de montrer aux yeux de l’opinion nationale et internationale, ses méthodes antidémocratiques de tentative de passage en force, en voulant toujours faire cautionner leur projet injuste et dilatoire au Président de la République, par des décisions non conformes avec les principes et règles énoncés plus hauts, et avec la plate forme revendicative qui pose problème aujourd’hui.

    6. les experts du gouvernement ont remis en cause le pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat qui nous octroie la prime incitative à hauteur de 100.000FCFA en la stratifiant dégressivement jusqu’aux montants les plus ridicules de 1O.OOOFCFA. Notons que cette prime incitative est différente de la prime d’éloignement qui, elle, a été créée et qui est réglementée par le décret 00974/PR/MENJSCF du 18/07/1995 (N.B : cette prime de d’éloignement, malheureusement n’est toujours pas appliquée jusqu’aujourd’hui, sort que risque de subir notre prime dont aucun projet de texte n’est visible nulle part !)

    Au regard de ce qui précède, il apparaît clairement que les méthodes jusque là employées par ceux-là qui sont sensés régler les véritables problèmes qu’eux mêmes reconnaissent vieux, pertinents et légitimes, ne sont plus malheureusement indiquées pour une résolution efficace desdits problèmes.

    La CONASYSED réaffirme que, ni de près ni de loin, elle n’est impliquée dans les démarches détournées du Gouvernement qui tendent de semer la diversion et le trouble entre compatriotes qui pourtant vivent les mêmes réalités, diversion de nature à jeter de l’huile sur le feu.

    C’est pourquoi, tout en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, en prenant en compte le caractère particulier du secteur Education, de l’intérêt supérieur de la nation, et afin que la crise ne s’enlise davantage, la CONASYSED se voit aujourd’hui obligée d’interpeller le Président de la République Chef de l’Etat pour qu’il prenne directement en main ce dossier, afin que cette crise prenne rapidement fin.

    Fait à Libreville, 19/12/2008

    Pour le Collège des Pairs de la CONASYSED,

    Le Modérateur

    Robert MBEANG ESSONO

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