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Agriculture et énergie : L’Afrique mise sur ses ressources hydriques

L’Afrique veut développer ses ressources hydriques pour l’agriculture et l’énergie. Lors de la conférence ministérielle panafricaine qui s’est déroulée pendant trois jours à Syrte en Libye, les pays africains se sont engagés à promouvoir la mise en valeur des ressources hydriques en Afrique pour exploiter tout le potentiel agricole et hydroélectrique du continent. Les pays présents à la « Conférence sur l’eau pour l’agriculture et l’énergie en Afrique: les défis du changement climatique » se sont engagés à promouvoir la mise en valeur de ses ressources hydriques en Afrique pour exploiter tout le potentiel agricole et hydroélectrique du continent.

Dans sa Déclaration finale la « Conférence souligne que l’eau est une ressource vitale non seulement pour le développement économique et social, mais aussi pour l’éradication de la faim et de la pauvreté en Afrique ».

Par conséquent, la mise en œuvre de programmes intégrés sur l’eau, l’agriculture et l’énergie pour renforcer le développement durable de l’Afrique devrait être considerée comme une priorité.

Cela implique l’expansion des superficies bénéficiant d’une gestion durable des terres et d’une maîtrise de l’eau, ainsi que des investissements accélérés dans l’eau pour l’agriculture et l’énergie.

La Conférence proclame également qu’elle soutient les efforts de production d’une énergie propre sur le continent, notamment par le développement du potentiel hydroélectrique et le renforcement de l’intégration énergétique régionale.

En matière de changement climatique susceptible d’avoir un impact profond dans toute l’Afrique, la Conférence souligne qu’il faut encourager la recherche-développement dans le secteur des énergies renouvelables et de l’agriculture afin d’accroître la résilience et l’adaptation aux changements climatiques.

Les participants aux travaux de Syrte ont exhorté les pays riverains du Lac Tchad à redoubler d’efforts et les donateurs et les partenaires du développement à fournir une assistance immédiate pour sauver ce lac et son bassin d’une «catastrophe humaine et environnementale annoncée». Le lac Tchad, jadis le sixième du monde, ne couvre plus que 10% de sa superficie d’il y a 35 ans, ce qui met en péril les moyens d’existence des populations locales.

Pour tous les participants le développement du capital humain de l’Afrique passe par la sécurité alimentaire et énergétique, et les enjeux liés à la sécurité alimentaire, à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, à la demande accrue d’énergie et à la lutte contre le changement climatique exigent une réponse collégiale de tout le continent.

La conférence a d’ailleurs accueilli favorablement la proposition de la FAO de convoquer un Sommet mondial des chefs d’Etat et de gouvernement en 2009 en vue de parvenir à une éradication rapide et définitive de la faim.

Organisée conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le gouvernement de la Jamahiriya arabe libyenne, cette conférence a rassemblé des ministres et hauts responsables de 53 pays africains.

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