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Mamadou Ntsoumou: La vraie histoire du gouverneur devenu chef d’un gang qu’il ne connaît pas

Il y a huit mois, le journal l’Union, féru des grands titres comme tous les grands quotidiens de notre temps, publie en page une la photo d’un ancien gouverneur du pays, associé selon le quotidien national, à des grands bandits qui se seraient signalés négativement par de multiples braquages, notamment ceux de la Sécurité pénitentiaire et de BGFI Owendo. « Un ancien gouverneur chef d’un gang », titrait le journal favori des gabonais.

Le récit de cette affaire ne fait pas clairement état de ce qui est reproché à cet ancien gouverneur. Il est pourtant bien mentionné, les gains que chacun des malfrats auraient engrangés à la suite des braquages mais ce qui est reproché à l’ex-gouverneur est très flou.

L’opinion, affable de ce genre d’histoire s’en donne à cœur joie pour pourrir un peu plus l’image d’un homme qui jusque là ne s’était jamais signalé par un quelconque acte tordu vis-à-vis du commun des mortels.
Ayant occupé plusieurs fonctions avant son éjection du poste de gouverneur de la province du Haut-ogouée, Mr MAMADOU NTSOUMOU, car il s’agit bien de cet homme ne connaît aucun antécédent notoire avec la justice du Gabon jusqu’à cette fameuse histoire.

Entendu à plusieurs reprises au palais de justice de Libreville et même confronté aux bandits avec qui il était supposé être associé, il n’a été retenu aucune preuve de son implication dans ces multiples braquages.

Depuis, lors, Mr Mamadou croupis en prison comme un moins que rien, lâché par le système pour lequel il a travaillé durant des années. Un ancien gouverneur « téké », originaire du Haut-Ogouée, qui ni de loin, ni de près n’est impliqué dans des braquages mais qui est toujours en prison, sans jugement. Cela constitue une réelle anomalie dans notre pays dont on connaît parfaitement le fonctionnement, la mainmise et surtout les passe-droits dont sont l’objet les « tékés », ethnie du président Omar Bongo Ondimba.
Il faut souligner que l’inculpé, en dépit d’un dossier « vide », a sollicité plusieurs mises en liberté provisoires que Mr Bosco Alaba Fall, procureur de la république, neveu d’Omar Bongo Ondimba ; a rejeté de manière unilatérale. Le pauvre Alaba n’est-il pas aussi guidé par ces mêmes « ennemis cachés » de l’ex-gouverneur ?

Mais qui sont ces personnes influentes qui interfèrent avec la justice de notre pays et les droits de l’homme afin de satisfaire les désirs de leurs cœurs aigris et de leurs rancoeurs développées on se sait où ? Est-ce les contraintes de plus en plus lourdes des pactes occultes qu’ils ont signé ça est là dans leurs loges, qui les assurent déjà de brûler dans la géhenne dans quelques années, qui les font agir de la sorte ?
Le développement du pays ne manque pas de grands chantiers : la pauvreté prend des proportions inquiétantes, il n’y a plus de système éducatif efficace, pas d’hôpitaux fiables, pas d’universités fiables, pas de routes, pas de sécurité pour les gabonais, pas de distractions pour les gabonais, délinquance juvénile de plus en plus précoce, prostitution de plus en plus précoces, crimes crapuleux…Ils ont pourtant l’embarras du choix pour s’occuper.

Mon souci est que la justice se fasse correctement dans un pays où notre justice est de plus en plus pointée du doigt pour ses injustices. Que les prisonniers qui n’ont commis aucun délit, furent-ils des hommes au caractère bien trempé, soient remis en liberté pour la grandeur de pays et le retour à un vrai Etat de droit.

Les événements de la prison centrale qui se sont déroulés il y a quelques jours, soient huit mois après l’arrestation abusive de Mr MAMADOU NTSOUMOU constituent une suite dramatique et condamnable mais une suite logique de la dégradation du climat social actuel. Plusieurs structures du pays dont notre prison, ne correspondent plus aux réalités du moment. Le monde évolue, la démographie aussi mais nos structures, non. Les gouvernements qui se succèdent depuis plus vingt ans sont incapables de construire une prison digne des ressources d’un pays au sous-sol bénit de Dieu. Une prison qui incarne la honte et l’image d’un pays en décadence, il faut le reconnaître. Au delà des conditions de détentions, il faut voir la vétusté des locaux, l’odeur nauséabonde qui émane de l’enceinte lorsqu’on y pénètre ou même lorsqu’on passe sur la route menant au feu rouge de gros-bouquet ou à derrière la prison. Tout est désolant lorsqu’on y entre. Même les pénitenciers eux-mêmes se plaignent de cette prison et de leurs conditions de travail. Comment s’étonner que les prisonniers se révoltent un jour, car beaucoup l’ignore ; ils ont des droits bien qu’ils soient privés de liberté provisoirement.

Mr MAMADOU NTSOUMOU n’est pas l’instigateur de cette grande révolte des prisonniers comme on veut le faire croire. Il est vrai qu’il a été le modérateur des mutins mais ce n’est le chef des bandits que l’Union veut peindre, loin de là. Il a était lui-même pris en otage avec un ressortissant chinois et des agents de la sécurité pénitentiaire. Il faut peut-être lui reprocher d’avoir mal jouer le rôle de modérateur que lui a confié les autres détenus et d’avoir peut-être voulu se la jouer perso.
La mutinerie n’est pas le fruit de réflexion de Mr MAMADOU NTSOUMOU, soyons sérieux. Elle a commencé dans un autre quartier de la prison et s’est propagée jusqu’au quartier des fonctionnaires où Mr MAMADOU a été incarcéré.

Ne diabolisons pas aveuglément l’ex-gouverneur mais cherchons à comprendre pourquoi il est injustement incarcéré depuis 8 mois, sans jugement.
En fait Mr NTSOUMOU MAMADOU est accusé dans les coulisses d’en vouloir au régime en place.
Et au Gabon, à tord ou à raison, si vous êtes soupçonnés d’en vouloir au régime d’O.B.O, vous pouvez descendre très bas, et ce par tous les moyens possibles.
Où sont les preuves de ces accusassions odieuses ? Machinations de certains auprès du chef de l’état comme d’habitude. C’est le passe temps favoris de plusieurs sataniques du système. Celui de monter des histoires de toutes pièces auprès du chef afin de discréditer d’autres.
Un coup d’état contre O.BO ? Où sont les armes qui ont été retrouvé ? Qui sont les personnes associées à ce coup d’état ?

Le discours de Mme DJOUASSA, nommée il y a peu à la tête du ministère de la justice semble apporter une lueur d’espoir à la famille de l’ex-gouverneur qui ne sait plus à quelle saint se vouer.
Cette dame en quête de justice depuis son plus jeune âge au Val-Marie de Mouila est la personne la mieux habilité à redonner à l’ex-gouverneur sa liberté méritée, dans un société gabonaise gangrenée par les règlements de compte et les coups tordus en tout genre.

Aujourd’hui, peut-être, les « anti-Ntsoumou » vont trouver un bon mobil de condamnation à ce dernier avec les derniers événements graves de la prison centrale. Mais comme il se dit dorénavant dans tous les discours ; la famille de l’ex-gouverneur prenant le peuple gabonais à témoin, tient à prévenir le gouvernement sur les menaces qui pèsent sur la vie de leur parent en proie désormais à la vindicte populaire des agents de la sécurité pénitentiaire qui vont mettre toutes leurs frustrations sur lui et aussi des prisonniers qui veulent aussi sa tête on ne sait pas trop pourquoi. Certains détenus, malheureusement dans ce genre de mutinerie en profitent pour satisfaire leurs pulsions les plus démoniaques, ce qui est dommage.

Afin de ne pas sombrer dans les règlements de compte futurs, la justice du Gabon se doit de rendre à MAMADOU NTSOUMOU, ce qui est à MAMADOU NTSOUMOU, c’est-à-dire sa liberté.
Cet homme, père de famille modèle, très attaché à ses enfants est loin d’être le grand bandit que l’Union veut peindre. Respectueux de ses semblables, très cultivés et très accueillant, il est simplement victime de ses frères altogovéens.
Quand j’avais dix ans, vivant en Afrique, mon père me posa la question suivante : « L’histoire ou le guerrier, quel est le plus puissant ? »
« Le guerrier ! » Répondis-je. Mon père secoua sa tête en signe de désaccord.
« L’histoire. L’histoire est plus puissante que le guerrier, » me dit-il.
« Comment est-ce possible ? » lui demandai-je.
« L’histoire vie encore bien longtemps après que le guerrier ne soit mort » m’expliqua-t-il.
Dans 1000 ans, 2000 ans ou 5000 ans, on racontera encore l’histoire de notre pays, car l’histoire vivra encore. Nous avons la possibilité de choisir aujourd’hui soit d’appartenir à la page dorée de cette histoire, soit à la page noire. Pour cela faisons la justice et ne confisquons pas injustement la liberté des hommes. Je parle pour Mr MAMADOU mais aussi pour les autres opprimés qui croupissent à « sans-famille » sans raisons fondées. Occupons-nous de traduire en justice les vrais bandits du système, ceux dont font état les jeunes rappeurs d’Hayo’e lorsqu’ils disent : «j’te cause des voleurs de la république, le peuple souffre, coupez leur b… »

O.BO a dit lui-même « DIEU nous voit »
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