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Gabon : Djouassa prône l’urgence du dossier carcéral

La nouvelle ministre de la Justice, Pierrette Djouassa, a officiellement pris ses fonctions le 21 janvier dernier à Libreville, en mettant d’emblée un accent particulier sur l’urgence du dossier de la prison centrale de Libreville. Cinq jours après sa nomination dans le nouveau gouvernement, Pierrette Djouassa était déjà sur le terrain lors de la prise d’otages survenue pendant la mutinerie du 19 janvier dernier à la prison centrale de Libreville, où les détenus ont posé une liste de revendications au ministère de tutelle.

Le nouveau Garde des sceaux démarre son activité ministériel avec du concret. Cinq jours après sa nomination à la tête du département de la Justice, Pierrette Djouassa a été propulsée, bon gré mal gré, au front des problèmes qui minent l’appareil judiciaire gabonais, avec la mutinerie des détenus de la prison centrale de Libreville le 19 janvier dernier.

A l’occasion de sa prise de fonction officielle qui s’est déroulée au siège du ministère de la Justice à Libreville le 21 janvier dernier, la nouvelle venue dans le gouvernement Eyeghe Ndong a mis un accent particulier sur la résolution du problème carcéral dans la capitale gabonaise, qui a mené aux incidents du 19 janvier dernier.

Interrogée sur la question, la ministre a déclaré qu’il ne faudrait pas attendre six mois pour réagir à cette grogne des prisonniers, dont les actions sont condamnables mais dont certaines revendications sont légitimes.

Pierrette Djouassa a expliqué que la prison centrale de Libreville avait été construite en 1956 pour accueillir 379 détenus. Les tensions survenues dans cette prison sont dues au fait qu’aujourd’hui, ce même centre pénitentiaire abrite jusqu’à 2800 détenus, soit plus de sept fois sa capacité de rigueur.

Sur ces 2800 prisonniers, près de 1800 seraient en situation de détention provisoire, c’est-à-dire dans l’attente du jugement qui déterminera s’ils doivent être incarcérés, et pour quelle peine. Dans les pourparlers tenus avec les autorités, les prisonniers mutins expliquaient que certains détenus attendent depuis plus de 5 ans leur procès.

C’est sur ce volet du dossier que la ministre de la Justice entend agir en priorité en examinant minutieusement les dossiers des détenus provisoires afin que ceux qui sont en instance d’être jugés le soient en bonne et due forme, mais aussi que ceux dont les dossiers n’existent plus ou dont les faits reprochés ne sont pas avérés, puissent être remis en liberté.

La ministre Pierrette Djouassa a annoncé qu’elle entretenait des rencontres régulières avec ses homologues de la Défense, des Finances afin que des solutions soient trouvées et des moyens débloqués pour résoudre ce problème et prévenir des récidives.

Plusieurs détenus ont trouvés la mort dans la prise d’otages menées par des prisonniers mutins le 19 janvier dernier. Ils réclameraient une amnistie générale pour cette mutinerie et une rencontre avec le président Bongo Ondimba pour lui exposer leurs difficultés.

Ils réclament notamment le jugement pour ceux qui sont en détention préventive depuis plus de 5 ans, une ration alimentaire correcte et une amélioration générale de leurs conditions de détention.

Le jugement des prisonniers en détention provisoire pourrait pallier nombre de ces problèmes en désengorgeant la prison centrale de Libreville, pour des conditions de détention plus descentes.

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  1. cela ne vera jamais le jour car tant qu’otsina est toujours à linstruction il monayera tiujours le traitement des dossiers . il faut avoir de l’argentpour qqu’on traite ses dossier. a bon entendeur!

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