Le comité de suivi de l’accord de paix inter centrafricain a entamé jeudi à Libreville, les discussions en vue de la mise en place du comité de pilotage du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) en République centrafricaine.

A l’ouverture des travaux, le ministre gabonais délégué aux Affaires étrangères, Noël Nelson Messone a déclaré que la réinsertion des combattants démobilisés est un élément clé de la stratégie pour un retour durable de la sécurité, de la paix et du développement en République centrafricaine.

Selon lui, le programme de désarmement nécessite la collecte des données fiables sur les armes d’une part, les combattants d’autre part, élément nécessaire pour renforcer la confiance et la crédibilité de cette opération.

‘’L’expérience montre souvent malheureusement que, les démobilisés lorsque les questions de réinsertion ne sont pas bien prises en compte, bien structurées, retournent vers la violence’’, a indiqué le ministre gabonais.

C’est pourquoi, a-t-il souhaité, il apparaît important dans ce processus d’accorder une attention particulière à l’élément réinsertion, avant de demander le nécessaire engagement et la détermination de toutes les parties dont les rôles doivent être clarifiés et précisés.

La réunion prévue pour une journée sera sanctionnée par un communiqué final.

Sont présents à cette rencontre de la capitale gabonaise, les mouvements politico-militaires centrafricains, notamment l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de l’ancien ministre, Jean Jacques Demafouth, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), l’Union des forces républicaines (UFR), le gouvernement de Bangui et l’opposition civile représentée par l’Union des forces vives de la nation (UFVN).

Les acteurs centrafricains sont appuyés par un panel d’organisations entre autres, l’Union européenne (UE), l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), l’ONU, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) et le PNUD.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here