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Gabon : L’Economie forestière toujours paralysée par la grève

Le président du comité ad hoc chargé de l’examen de la plateforme revendicative du Syndicat national des professionnels des Eaux et Forêts (SYNAPEF), Paul Koumba Zaou, a tenu une conférence de presse le 28 janvier dernier à Libreville pour faire le point sur l’avancement des négociations avec les agents du ministère qui ont cessé le travail depuis le 12 janvier dernier. Les trois premiers points inscrits au cahier des charges du SYNAPEF ont déjà été acceptés, mais les négociations buttent sur le dernier point de «l’harmonisation et l’augmentation des fonds communs», jugé trop coûteux par la tutelle selon les échéances requises par les agents.Les négociations pour la résolution de la crise qui paralyse les activités du ministère de l’Economie forestière buttent sur l’ultime point du cahier des charges du Syndicat national des professionnels des Eaux et Forêts (SYNAPEF), estimé trop coûteux à court terme par la tutelle.

Après à la reprise des négociations le 28 janvier dernier après 6 jours d’interruption, le président du comité ad hoc chargé d’examiner les revendications des agents du ministère de l’Economie forestière, Paul Koumba Zaou, a tenu une conférence de presse pour faire le point sur l’avancement des négociations.

En grève depuis le 12 janvier dernier, les agents du ministère des Eaux et Forêts ont d’ores et déjà obtenu trois des quatre points inscrits dans leur cahier des charges, à savoir l’établissement des cartes professionnelles à tous les agents du ministère ; la prestation de serment pour tous les agents en phase de recrutement, ainsi que le respect des droits syndicaux.

«Le15 janvier 2009, le ministre a rencontré les agents grévistes et mis en place un comité ad hoc chargé de négocier avec le syndicat. Les 19 et 20 janvier 2009, les négociations ont portés sur le premier point de la plateforme revendicative, l’harmonisation et l’augmentation des fonds commun, l’harmonisation consistant à relever des primes des agents de la Pêche au niveau de ceux de leurs collègues des Forêts», a rappelé Paul Koumba Zaou.

«Pour la partie administrative, il ressort que depuis 2006, les primes versées aux administrations des Pêches et de l’Aquaculture proviennent des avances consenties par le Trésor public», a expliqué le président du comité ad hoc pour l’examen des revendications des agents.

Monsieur Koumba Zaou a rappelé la situation économique et financière délicate de ce département, affirmant qu’«à ce jour le compte de pêche maritime au Trésor public affiche un solde débiteur de plus de 55 millions de francs CFA. Il a été également indiqué la diminution des recettes, suite au départ de plusieurs armements de pêche pour des raisons de conjoncture économique, ainsi que l’augmentation des effectifs de la DGDA dont le nombre est passé de 236 en 2003 à 357 en 2008».

«En ce qui concerne la direction générale des eaux et forêts, il a été relevé la diminution des exportations des grumes de 3 millions de m3 en 2002, à 1,5 millions de m3 en 2008, la baisse du taux de DTS de 20% à 17 en 2006, qui est la principale source des recettes de ces fonds communs», a encore ajouté le président du comité ad hoc.

Paul Koumba Zaou a donc déploré que «malgré ces explications qui éludent les difficultés de l’administration à répondre favorablement dans l’immédiat à leurs revendications, le syndicat reste inflexible en campant sur sa position jusqu’à en faire un point de blocage, une préalable à la poursuite des négociations».

Face aux exigences des agents pour la dotation du ministère en matériel roulant, flottant et volant pour le renforcement des capacités de surveillance, le directeur général des Pêches, Dominique Mouele, a rappelé qu’«en 2007, nous avions un trou de près de 600 millions au Trésor public, et les arriérés s’élevaient à près de 400 millions donc nous avions pour plus d’un milliards de francs CFA de dettes. Les efforts consentis sont tels que nous sommes aujourd’hui à près de 55 millions de francs CFA de dettes».

Dans cette situation, la tutelle a demandé aux agents d’alléger leurs revendications et de modérer leurs positions en raison des difficultés financières de ce département et de la crise qui frappe le secteur qui ne leur permettent pas d’accéder dans l’immédiat à tous les points de leur cahier des charges.

Au regard de l’importance de département pour l’économie du pays, notamment dans le cadre de la politique de diversification de celle-ci, le conseil des ministres du 29 janvier dernier à exhorté les acteurs de la crise à trouver un consensus dans les meilleurs délais pour la reprise rapide des activités du ministère.

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