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Gabon: L’avenir de la médiature de la République Gabonaise évoqué dans l’émission « Le Grand Journal » de la RTG1

L’avenir de la médiature de la République, dont le cadre juridique fait l’objet d’un projet de loi débattu par le Conseil des ministres du 12 février dernier, a été commenté et analysé dans l’émission «Le Grand Journal» dimanche sur les antennes de la Radio Télévision Gabonaise (RTG 1) par des journalistes de la presse publique et privée nationale, invités à réagir par David Ella Mintsa, journaliste et animateur du « Grand Journal ». Rappelant l’extrait du communiqué final du Conseil des ministres de jeudi dernier qui a eu un seul point à l’ordre du jour, à savoir la révision du cadre juridique de la médiature de la République,
Théophile Assoumou Mombey, a indiqué que le réaménagement du projet de loi instituant le médiateur de la République ne suffit pas, il faut revoir le fonctionnement de cette institution, relevant que «15 ans après la création de cette institution étatique, plusieurs gabonais ne connaissent même pas l’existence, ni les tenants et les aboutissants de la médiature de la République ».

En revanche, Rodrigue Asseyi, directeur de l’agence de presse privée en ligne GABONEWS, a affirmé qu’«il y a un véritable problème de communication, car le citoyen a besoin de savoir à quoi sert une médiature de la République ».

Il a décrit le rôle de la médiature de la République, qui est de venir en appui aux citoyens qui ont des difficultés avec les services administratifs publics et territoriaux. Tout citoyen peut saisir un médiateur de la République.

Néanmoins, a-t-il précisé, « il faudrait une campagne de communication à l’endroit des citoyens gabonais pour d’amples éclairages.»

Jean Pascal Ndong, journaliste, président pour la zone Afrique centrale de l’Union internationale de la presse francophone (UIPF),a pour sa part dit qu’«’il faut que le Gouvernement donne un contenu à cette institution. Il faudrait que les responsables sachent ce qu’ils doivent faire », car « la médiature est instituée par l’Etat, son budget de fonctionnement provient de lui. D’ailleurs, le salaire d’un médiateur est évalué à 2 millions de francs CFA; d’où une évaluation gouvernementale s’impose » a-t-il ajouté

Lin-Joël Ndembet, journaliste, chef du service politique du quotidien l’Union a quant a lui déclaré, qu’«’il y a un problème de culture. Car en France par exemple, chaque citoyen se sentant lésé par une situation administrative quelconque va voir un médiateur de la République»

Or, a-t-il dit, « par méconnaissance, le gabonais n’est pas encore en phase avec cette logique.»

« Il y a aussi le fait qu’ailleurs, la médiature de la République est une instance indépendante. Pour le cas du Gabon, elle est rattachée à la présidence de la République, une disposition qu’il faut revoir à la longue, » a-t-il fait remarquer.

Les conclusions du communiqué final indiquent que « le nouveau texte approuvé par le Conseil des ministres obéit aux dispositions de la loi N°20/2005 du 4 février 2005 fixant les règles de création, d’organisation, et de fonctionnement des services de l’Etat. »

Ce texte prévoit, en ses articles 3, 50 et 60, la création de toute autorité administrative indépendante par voie législative. Cette ordonnance confirme en outre, les dispositions légales relatives à l’incompatibilité de la fonction de médiateur de la République avec tout mandat électif, parlementaire ou local.

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