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Gabon: un leader de la société civile s’interroge sur les activités de Bongo

Marc Ona, leader d’ONG et figure de la société civile au Gabon, s’est « interrogé » sur le fait que le chef de l’Etat gabonais Omar Bongo, dont des comptes ont été saisis par la justice française, mène des « activités personnelles » pendant son mandat.

« Il faut faire la différence entre les comptes personnels du président et une affaire liée à son statut. Ici, il s’agit d’une affaire privée qui n’entre pas dans le cadre de son statut. Toutefois, on peut s’interroger: est-ce qu’on peut mener des affaires lucratives quand on est président de la République ? », a affirmé à l’AFP Marc Ona, coordonnateur au Gabon de la coalition Publiez ce que vous payez (PCQVP) qui milite pour une gestion transparente des revenus pétroliers.

« En tant que citoyen gabonais, il a le droit d’avoir des activités mais est-ce judicieux quand on occupe ses fonctions ? », a ajouté M. Ona, par ailleurs président de l’ONG Brainforest (écologie).

Sollicitées par l’AFP, les autorités gabonaises n’ont pour le moment pas fait de commentaire sur le sujet.

Des comptes bancaires en France du président gabonais ont été saisis après sa condamnation en France à rembourser 457.347 euros versés par un Français pour faire libérer son père détenu à Libreville en 1996.

En 1996, René Cardona avait été emprisonné, à la suite d’un différend avec le chef de l’Etat gabonais à qui il avait vendu sa société d’armement et de pêche. L’entrepreneur français n’avait été libéré qu’après que son fils eut versé 300 millions de francs CFA (soit 457.347 euros) sur un compte personnel d’Omar Bongo.

Marc Ona, qui s’est vu interdire de voyager à plusieurs reprises en 2008, fait également partie des cinq personnes – responsables de la société civile et journalistes – inculpés de « propagande » en janvier.

Tous les cinq sont accusées d’avoir été en possession d’une lettre ouverte réclamant la transparence financière au président gabonais, dans le but de faire de la propagande et d’inciter « à la révolte ».

Les autorités ont affirmé que les ONG ont voulu payer des journalistes pour faire publier ce document. Marc Ona avait fait une dizaine de jours de prison entre sa garde à vue et sa remise liberté.

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