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Gabon: La revue de presse gabonaise de la semaine

Les commentaires de la presse gabonaise sur la grève dans le secteur de la Santé publique, le vol d’armes de guerre chez les Forces françaises au Gabon et les rapports entre Paris et Libreville ont constitué l’essentiel de l’actualité dans les journaux gabonais.

Sous l’interrogation « Qui en veut à notre président de la République ?», le bimensuel gabonais d’informations et d’analyses « La Nation » note que « les relations franco-gabonaises se portent mal, disons même très mal…Dans ce délabrement, on peut être certain d’une chose. C’est que la situation actuelle est entretenue par les autorités françaises surtout depuis l’arrivée aux affaires de Nicolas Sarkozy. Ainsi, incapables de s’attaquer de front au président Bongo Ondimba, les responsables politiques de l’Hexagone ont choisi de passer par la presse et les ONG interposés ».

Le journal qui présente les photos des présidents Bongo et Sarkozy poursuit: « la question que l’on peut se poser est celle de savoir pourquoi, après plusieurs années de rapports cordiaux, c’est seulement maintenant que la France découvre subitement que Bongo Ondimba est détenteur d’une telle fortune. Quand il la bâtissait, où étaient la justice et les ONG françaises ? Qui ne sait pas que certains chefs d’Etat de l’ex-métropole ont abondamment joui des largesses de Bongo Ondimba ?», s’est –il interrogé de nouveau.

Notre confrère revient ainsi sur ce qu’il qualifie de « supposé patrimoine immobilier de notre président en France ».

Dans la foulée, « LA Nation » suggère « Un peu de fermeté, Mr le président vis -vis de ces néo colonisateurs qui ne disent pas leurs noms. On ne peut continuer une amitié gagnant perdant éternellement alors que la Chine, par exemple, nous propose un partenariat gagnant-gagnant. La même fermeté doit regarder ceux de nos compatriotes qui, après avoir mangé toute leur vie dans la main de Bongo Ondimba, sont les premiers, parce qu’ils veulent passer aux affaires, à fournir des informations à ces bras séculiers qui se terrent en France et qui n’hésitent pas à nous vilipender ».

« Nku’u, le messager », bimensuel d’informations et d’opinions, s’interroge également: « Peut-on soutenir les revendications indépendantistes au Tibet, faire des leçons à la Chine tout en maintenant des peuples vivant à des milliers de kilomètres de Paris sous le joug colonial ? Une seule réponse s’impose: le pays de Nicolas Sarkozy est un donneur de leçons aux mains sales, tâchées de sang d’africains ».

« Cinglant camouflet » titre à la une « L’Ombre », au sujet « des armes de guerre, un fusil et un pistolet ainsi que du matériel que se font subtiliser les Forces françaises au Gabon (FFG) au cours d’un stage au Cap Estérias, au nord de Libreville dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 février 2009 ».

Le journal souligne qu’il s’agit d’« un vol de plus. De quoi jeter résolument le doute sur la capacité du 6ème Bima à servir de siège, à partir de 2010, à l’Etat-major régional de la future force africaine. La disparition de ces armes a conduit les responsables du 6ème Bima, note L’Ombre, à promettre une « forte récompense à qui rapportera un fusil et pistolet volés aux Forces françaises au Gabon…».

Au passage, dans un éditorial, Patrick Ndutum Ndong, rappelle que le mois dernier « un hélicoptère de l’armée française s’était écrasé au large des côtes gabonaises pendant des manœuvres nocturnes, avec à la clé des pertes humaines ».

« L’Union Plus », quotidien gabonais d’informations générales rapporte « la mort de trois patients enregistrés, jeudi dernier, au centre d’hémodialyse » du Centre Hospitalier de Libreville (CHL) où, ajoute le journal, « les agents grévistes ont décidé de reprendre le service minimum ce samedi ».

La décision des blouses blanches fait suite à la déclaration du gouvernement relative à l’octroi d’une prime liée aux servitudes et aux risques sanitaires.

Toutefois, selon « l’Union », « la crise qui paralyse les hôpitaux publics s’amplifie davantage avec la menace de grève des médecins fonctionnaires gabonais. Et pour cause: leurs salaires ont été mis sur bons de caisse comme pour le personnel de santé en grève. Alors que, selon eux, ils ne sont pas partie prenante de ce mouvement.

En guise d’avertissement, « Misamu », Bimensuel gabonais d’informations et d’analyses fait remarquer qu’ « une chose est certaine, les autres secteurs finiront par entrer dans la danse et acculer le pouvoir afin qu’il lâche du lest. Déjà, le fait que les personnels de santé aient vu leur prime de logement revalorisée aiguise les appétits et fait saliver les syndicats qui ont là des arguments à faire valoir ».

Interpellant le Chef du gouvernement, Jean Eyéghé Ndong, « Misamu » estime que « son équipe ferait mieux de plancher, par anticipation, sur la révision à la hausse de la prime de logement afin de la généraliser tout de suite…». Le journal conseille même qu’ « Il ne fait pas bon de négocier sous pression ni en position de faiblesse ».

Devant la grogne sociale, « Croissance Saine Environnement », mensuel gabonais d’informations de développement durable, à travers un éditorial signé par son directeur, Nicaise Moulombi, écrit qu’il « est urgent de prendre des précautions afin d’éviter le pire. C’est à la fois un devoir et une responsabilité ».

Il propose à ce sujet la tenue « d’une conférence nationale du dialogue social et économique pour une meilleure compréhension des problèmes posés et ceux à prévenir ».

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