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Afrique : Le FMI promet deux nouveaux centres d’assistance technique

La réunion des ministres africains des Finances et des gouverneurs de banques centrales du continent, convoquée ce 10 mars à Dar es-Salaam, en Tanzanie, par le Fonds monétaire international (FMI), a permis de faire le point sur les mesures envisageables pour juguler les retombées de la récession économique mondiale sur les pays africains. Le directeur du FMI a affirmé qu’il fallait dégager 11 milliards de dollars supplémentaires dans les 5 ans pour prévenir les scénarios catastrophes, et a annoncé la création de deux nouveaux centres d’assistance techniques en Afrique de l’Ouest et Australe pour aider les pays africains à répondre aux impacts de la crise mondiale.

Relativement épargnée au début de la crise financière mondiale, l’Afrique se retrouve aujourd’hui en première ligne des dommages collatéraux de cette crise. L’amplification de cette situation a poussé le Fonds monétaire international (FMI) à convoquer les 9 et 10 mars derniers à Dar es-Salaam, en Tanzanie, les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du continent pour réfléchir sur les moyens de faire face aux prochains effets de la crise financière internationale.

«Après avoir frappé les pays industrialisés et ensuite les marchés émergents, une troisième vague de la crise financière mondiale frappe maintenant les pays les plus pauvres et les plus vulnérables», relevait la semaine dernière le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Avant la crise, les pays africains enregistraient des taux de croissance parmi les plus élevés au monde, alors que dans ses prévisions pour 2009, le FMI a d’ores et déjà révisé à la baisse ses prévisions pour le continent.

La baisse du commerce mondial touche en effet directement des économies largement dépendantes de leurs exportations de matières premières, alors que le FMI annonce une chute de 20% des investissements directs étrangers sur le continent.

Pour amortir le choc, le patron du FMI a estimé que l’Afrique avait besoin de financements supplémentaires de l’ordre de 11 milliards de dollars dans les cinq ans.

La Banque mondiale avait récemment annoncé que pour les besoins de l’ensemble des pays en développement, elle présentait un déficit de financements compris entre 270 et 700 milliards de dollars pour la seule année 2009.

«Seulement un quart des pays en développement ont la capacité de financer des mesures» visant à limiter l’impact de la crise, a prévenu la Banque mondiale.

Le FMI s’est confronté à Dar es-Salaam à des analyses radicalement différentes de la situation, comme celle de la ministre ougandaise des Finances, Syda Bumba, qui penche pour une injection immédiate de capitaux.

Les institutions financières internationales «doivent augmenter l’aide à court terme», a-t-elle expliqué.
Lawrence Bategeka, du Centre ougandais de recherche sur la politique économique, plaide lui au contraire pour des programmes à moyen terme «ciblés sur les infrastructures et la création d’emploi».

Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, avait insisté début février sur la gravité d’une crise «orientant davantage l’agenda de la communauté internationale vers le sauvetage et le renflouement des institutions bancaires et financières que sur le financement du développement».

Le directeur du FMI a annoncé dans la capitale tanzanienne son plan d’ouvrir deux nouveaux centres d’assistance technique en Afrique pour aider les pays africains à répondre aux impacts de la crise économique mondiale.

Dominique Strauss Khan a précisé qu’un nouveau centre d’assistance technique serait mis en place en Afrique de l’Ouest et un autre en Afrique Australe. Le FMI a déjà ouvert trois centres d’assistance de ce type au Gabon, au Mali et en Tanzanie pour aider à délivrer le matériel d’assistance.

Le directeur du FMI a expliqué qu’il s’agissait non seulement d’une obligation morale, mais également d’une obligation légale pour développer le monde en vue d’assister l’Afrique et de former un nouveau partenariat avec elle à travers lequel, les pays développés et en voie de développement travailleront ensemble, mais guidés par les pays africains pour mieux réaliser le potentiel du continent.

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