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Gabon : La SEEG évalue à 600 milliards de francs CFA ses besoins pour renforcer l’ensemble des équipements

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG)évalue à 600 milliards de francs CFA ses besoins pour renforcer l’ensemble de ses équipements. C’est ce que l’adjoint au Directeur général en charge du département industriel Estuaire, M. Jean-Prosper Moussouamy, a déclaré en fin de semaine.

« Le coût global du programme d’investissement pour le renforcement ou le renouvellement de l’ensemble de l’équipement de production, correspond à un investissement lourd et à un coût énorme que la SEEG et la maison mère Veolia ne peuvent pas exécuter seuls pour faire face à la croissance vertigineuse de la demande », a indiqué M. Moussouamy.

Ce dernier a ajouté que « concernant les investissements qui dépassent le cadre de la concession, il appartient à l’Etat d’en organiser le financement. Toutefois, pour les investissements qui incombent à la SEEG pour répondre à cette forte évolution de la demande, il a été mis en place un programme de trois ans qui va être exécuté en fonction du cash flow c’est-à-dire de la disponibilité financière de la société ».

Évoquant le cas des incidents électriques (coupures et délestages) qui vont s’étaler dans le temps et ce, jusqu’à l’exécution de ce programme d’investissement de trois ans, il a précisé qu’il fallait « s’attendre à de tels incidents dans le futur ».

M. Moussouamy, a en outre souligné « qu’il y aura toujours des incidents et que personne ne se leurre à ce sujet. Comme argumentation, il nous a expliqué qu’il existe deux types d’origines des incidents : externes et internes ».

« Au niveau externe, il faut prendre en compte la défaillance des installations qui ont une durée de vie. Il y a également les causes atmosphériques comme l’orage, la foudre qui peuvent causer des dégâts importants aux équipements », a-t-il expliqué.

Des arbres qui en tombant, peuvent causer des dégâts aux câbles de transport ou des travailleurs des entreprises de BTP qui peuvent sectionner des câbles souterrains et provoquer le déclenchement immédiat système de protection des installations qui coupe à son tour, tous les circuits d’alimentation en électricité des consommateurs.

Pour M. Moussouamy, le respect de la règle de sécurité reste primordial quant à la protection des installations de production et de distribution de la compagnie. L’objectif de la société est de renforcer le dispositif de contrôle et de surveillance en tirant profit des enseignements des incidents qui ont eu cours tous ces derniers temps.

Présent à Libreville vendredi pour assister au Conseil d’administration de la SEEG, Le PDG de Veolia Eau AMI, M. Patrice Fonlladosa, a rappelé que « pour les deux grandes coupures d’électricité qui ont eu récemment lieu en France, il a fallu 24 h à 48 heures pour rétablir l’électricité aux populations, et pour certains jusqu’à trois jours. Par conséquent, ce ne sont pas les mêmes délais qu’au Gabon ».

Selon lui, il n’y a pas de comparaison à faire entre la situation de la production et de la distribution de l’électricité au Gabon et en France, où par exemple les réseaux sont interconnectés et les travaux s’appuient sur des plans d’urbanismes précis.

Selon M. Fonlladosa, « l’entreprise ( la SEEG) devra dégager annuellement et sur trois ans, entre 35 et 40 milliards de francs pour faire face à l’accroissement de la demande. Il rappelle que la SEEG a déjà réalisé près de 250 milliards de francs d’investissements depuis le début de la concession, soit plus en dix ans que ce qui était prévu sur vingt ans ».

Bien plus, avec l’évolution technologique actuelle, il faudra améliorer le temps de réaction des équipes d’intervention. Et c’est au niveau interne, où les causes des incidents peuvent être liées à une fausse manoeuvre du personnel, qu’il faut intervenir dans le domaine organisationnel et par le renforcement permanent des capacités, précise en substance M. Fonlladosa.

La SEEG créée en 1950 dispose d’un capital de 15 milliards de francs CFA réparti entre Veolia Eau (51%), des personnes morales (26,3%), des personnes physiques (22,7%).

Exprimez-vous!

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    Et c’est pour cette raison que nous:
    Professeur PADONOU Mathieu;
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    Client=346.219,

    proposons à la Direction de la S.E.E.G.

    une RENCONTRE ENTRE
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    C’est certain nous avons probablement des propositions assez logiques à l’actif du grand effort-quotidien que vous réalisez.

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