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Congo: courte séance de concertation entre pouvoir et opposition

Le Dialogue républicain devant regrouper pouvoir, opposition et société civile du Congo avant l’élection présidentielle de juillet a commencé mardi dans des conditions particulières: sans la présence de l’opposition et après des tirs de mortier dans la nuit sur Brazzaville.

Seuls des membres du gouvernement, des représentants de l’Eglise ainsi que du corps diplomatique, et des élus de la majorité étaient présents au lieu de rencontre, le Parlement.

La séance a d’ailleurs débuté à 17h00 locale (16h0O GMT) avec deux heures de retard sur l’horaire prévu et a duré moins d’une heure avant d’être suspendue jusqu’à mercredi.

L’opposition avait fait part à plusieurs occasions de son scepticisme depuis l’annonce de cette rencontre, estimant qu’elle ne visait qu’à légitimer la Commission électorale, qu’elle juge partiale. Toutefois, elle n’avait pas annoncé une volonté de la boycotter.

L’AFP tentait toujours de joindre leurs représentants à 19h00 locales.

Le Premier ministre Isidore Mvouba n’a pas tenu compte de cette absence dans son discours d’ouverture affirmant: « Le Congo a pris rendez-vous avec lui-même pour rechercher dans son propre génie les solutions à ses préoccupations du moment (…) La participation des uns et des autres à cette concertation est en soi une victoire du Congo sur lui-même parce quelle est la preuve dune commune volonté de préserver coûte que coûte le climat de paix que connaît notre pays ».

« Ici, cest le lieu par excellence qui peut nous permettre au travers dun dialogue de créer les conditions idoines dune élection présidentielle juste, transparente, équitable et régulière », a-t-il ajouté.

Le président du Sénat André Obami Itou, désigné président du Dialogue, a pris la parole pour souligner: « A ma connaissance, tous les partis politiques sont pour la paix, la sécurité, la démocratie et le développement. Je nen connais pas un seul qui rame à contre-courant de ces valeurs. Le respect que nous devons à notre peuple nous interdit de nous discréditer devant lui ».

« Nous espérons quils (les opposants) reviendront à ce dialogue que nous avons souhaité de toutes nos forces », a quant à lui précisé le porte-parole du gouvernement congolais, Alain Akouala Atipault.

Le gouvernement avait annoncé la tenue d’un dialogue en mars, lors de la visite à Brazzaville du président français Nicolas Sarkozy alors que l’opposition et la société civile réclamaient une telle rencontre depuis des semaines.

Dans la nuit de lundi à mardi, au moins quatre obus de mortier sont tombés dans le quartier populaire de Ouenzé, au nord de Brazzaville, sans faire de victime.

Entre juin et octobre 1997, Brazzaville a été le théâtre de violents combats entre forces gouvernementales et rebelles menées par Denis Sassou Nguesso qui avait alors pris le pouvoir.

Si le gouvernement réfute tout lien entre les tirs de mortier et la tenue du Dialogue, un membre d’une association de défense des droits de l’Homme fait le rapprochement: « C’est peut-être une façon pour eux (ceux qui ont tiré) de demander aux hommes politiques de s’entendre ».

Les législatives de 2007 et les locales de 2008 avaient été marquées par des fraudes et dysfonctionnements dénoncés par les observateurs de l’Union africaine (UA).

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