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Gabon : La parade d’Eyeghé Ndong face aux revendications des agents de l’Etat

Le chef de l’Etat Bongo Ondimba a reçu ce 28 avril le Premier ministre, Jean Eyeghé Ndong, pour faire le point sur les grands dossiers d’actualité, notamment l’embrasement persistant du front social dans de nombreux secteurs d’activités. Dans le contexte actuel de crise économique qui ne permet plus au gouvernement de traiter les revendications des agents secteur par secteur, le chef du gouvernement a préconisé la mise à plat du traitement de tous les agents de l’Etat afin de procéder à une harmonisation générale des conditions de travail et de traitement dans les différents secteurs de l’administration publique gabonaise.

La persistance des mouvements de protestation sociale au sein de différents secteurs clés de l’activité du pays a amené le chef du gouvernement à entreprendre un réaménagement global du traitement des agents de l’Etat.

La séance de travail que le chef de l’Etat Bongo Ondimba a eue avec le Premier ministre Eyeghé Ndong a permis de faire le point sur l’embrasement du front social dans le contexte actuel de crise économique qui limite le pouvoir d’intervention de l’Etat.

«Personne n’ignore les efforts que le gouvernement gabonais a consenti ces derniers temps sur le plan financier. Personne n’ignore la position du FMI par rapport à la décision que le gouvernement a pris quant à l’octroi aux personnels enseignants, de la Fonction publique, et de la Santé. Ces efforts sont importants, ils traduisent la politique sociale mise en œuvre dans notre pays», a indiqué le chef du gouvernement.

«Il faut que nos compatriotes qui ont des raisons de revendiquer, comprennent que l’Etat ne peut pas indéfiniment continuer d’octroyer des avantages au plan financier à son personnel, parce que la conjoncture n’est pas favorable, parce qu’il y a la crise», a-t-il expliqué.

«Je voudrais que nos compatriotes comprennent que le gouvernement a décidé de mettre à plat le système de traitement de l’ensemble des agents de l’Etat pour voir un peu plus clair», a annoncé Jean Eyeghé Ndong, soulignant que «nous sommes aujourd’hui à plus de 370 milliards de francs CFA de masse salariale».

Le chef du gouvernement a notamment évoqué la situation dans le secteur de la santé qui a repris la grève le 27 avril dernier, en demandant aux agents de ce secteur «de comprendre qu’ils gèrent un secteur hyper sensible, un secteur vital. Je comprends qu’ils ne sont pas satisfaits au regard de ce que l’Etat a consenti en leur faveur. Chacun devant sa conscience. Je suis Premier ministre, j’ai mes responsabilités à assumer au plan gouvernemental, mais eux aussi ont leurs responsabilités à assumer au plan de leur activité dans le secteur de santé».

Cette mise à plat doit permettre d’harmoniser le traitement des agents de l’Etat dans tous les secteurs de l’administration afin de prévenir la naissance inéluctable de mouvements sociaux dans les autres secteurs face à l’octroi d’avantages aux secteurs qui sont montés au créneau.

L’organisation de la CAN 2012 a constitué également un des sujets importants de cette séance de travail. Jean Eyeghé Ndong a expliqué que si «l’opinion s’interroge sur notre capacité à organiser cette grande manifestation sportive, je crois pouvoir dire que le Gabon est capable d’organiser, avec notre voisin la Guinée Equatoriale, cette grande compétition de football. Nous avons accusé du retard, mais nous pourrons le rattraper».

Le président «m’a demandé de continuer à intensifier les efforts en ce qui concerne la stratégie à adopter pour que nous soyons dans les temps», a-t-il ajouté.

Abordant enfin la question relative aux travaux relatifs aux prochaines Fêtes tournantes dans les provinces du Moyen-Ogooué et de l’Ogooué-Maritime, le Premier ministre a déploré que les populations lui reprochent la lenteur des réalisations.

«Est-il normal qu’aujourd’hui les populations m’interpellent pour me dire qu’on ne voit rien à Lambaréné ? C’est du fait du Premier ministre ou bien du fait de l’administration ? Je n’ai pas la compétence pour monter des murs, pour tenir les manettes d’un Caterpillar pour les routes qu’il faut là-bas ou pour monter le Palais présidentiel», a-t-il lancé.

Pour le Premier ministre, «ce sont les lourdeurs administratives que je dénonce depuis, mais les efforts ne sont pas faits pour qu’il y ait un allègement au niveau des procédures, alors que je le demande pour des raisons d’efficacité. Ce n’est pas un aveu d’impuissance. Chacun est dans son rôle. Je suis Premier ministre, je donne des orientations sur instructions du président, les ministres doivent veiller à ce que les instructions soient exécutées. S’il y a des lourdeurs au sein de leurs administrations, les ministres doivent tirer des conséquences. La primature n’est pas une administration, c’est un cabinet. L’Etat est organisé»

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