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Gabon : 13 000 kg de viande avariée dans les mailles de la DGCC

La directrice de la Consommation, Pepecy Ogouliguendé, a récemment mené une enquête sur les docks de Libreville, qui a permis à la Direction générale de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) de mettre la main sur 13 tonnes de viande avariée que les importateurs s’apprêtaient à déverser sur le marché local. 785 cartons de poulet, de boeuf et de cochon dont la date de péremption remonte à mai 2007 viennent d’être détruits.

Alors que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment monté le niveau de surveillance épidémique à 5 face à la grippe dite «porcine» qui ravage plusieurs pays du monde, la Direction générale de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) a intercepté récemment à Libreville plus de 13 tonnes (13 000 kg) de viande avariée

«Au cours de l’étude documentaire, nous avons constaté quelques incohérences, notamment l’absence de certains documents et les dates de production qui étaient assez lointaines, mai 2007», relate la directrice de la Consommation, Pepecy Ogouliguendé.

«Nous avons demandé une inspection systématique des conteneurs à l’arrivée. Cette inspection n’a fait que confirmer les suspicions que nous avions lors de l’étude documentaire puisque près de la moitié du conteneur contenait des produits dont la date limite de consommation avait expiré», poursuit-elle.

Au total, ce sont 400 cartons de poulet provenant du Brésil, 85 cartons de viande de porc importés d’Espagne et 300 cartons de viande de boeuf venus d’Afrique du Sud qui ont été identifiés comme avariés depuis mai 2007.

«Lorsque nous avons demandé les documents, nous avons reçu un courrier du fournisseur de ces produits, qui nous a fait remarquer que ces produits étaient destinés à Madagascar, et compte tenu des émeutes, les produits n’ont pu entrer dans le territoire malgache et ils ont opté de les envoyer au Gabon», explique la représentante de la Direction générale de la Consommation et de la Concurrence (GDCC).

«Il y avait d’abord le problème de date limite du produit de consommation et deuxièmement le problème de rupture de la chaîne de froid. Le conteneur n’avait pas de thermostat ni de relevés de températures et c’est ce qui justifiait la couleur bleuâtre de la viande», précise madame Ogouliguendé.

«Nous avons décidé de procéder à la mise en quarantaine des produits samedi et nous sommes là pour les détruire comme nous l’avons convenu au moment de l’inspection», a conclu la directrice de la Consommation, alors que le camion broyeur s’afférait à détruire les produits avariés.

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