Le ministre délégué à la Santé publique, Philippe Nziengui Mayila, était au Centre hospitalier de Libreville (CHL) pour évaluer le fonctionnement des services alors que le Syndicat national des personnels de santé (SYNAPS) a de nouveau suspendu le service minimum dans les structures de santé publiques du pays depuis le 27 avril dernier. Le ministre a fustigé cette décision du SYNAPS car, selon lui, les revendications de ses membres ont été satisfaites. La nouvelle suspension du service minimum dans les structures de santé publiques du pays demandée par le Syndicat national des personnels de santé (SYNAPS) depuis le 27 avril dernier a été jugée déplacée par le ministre délégué à la Santé publique.

Selon Nziengui Mayila, le gouvernement a accédé à leurs revendications et que les répercussions sanitaires encourues pour la population sont désastreuses.

A l’occasion d’une récente visite au Centre hospitalier de Libreville (CHL), le ministre Nziengui Mayila a pu constater le fonctionnement des différents services malgré l’appel lancé par le SYNAPS pour la poursuite du mouvement.

«On a visité pratiquement tous les services. On peut dire que le travail a repris de façon timide», a rapporté le ministre au terme de la visite.

«Les préoccupations qui ont été exprimées par les syndicalistes, qui étaient au nombre de deux à savoir la prime de logement et la prime hospitalière, sont à ce jour satisfaites totalement. Donc pour nous, si la grève perdure c’est pour d’autres raisons qui ne sont plus de notre ressort» a déclaré Philippe Nziengui Mayila

«L’arrêté portant attribution de cette prime a été signé depuis le 20 avril. Il semble que ce qui serait l’objet des querelles est l’article 3 qui dit que cette prime sera prise en charge par les structures hospitalières sur la base de leurs propres ressources, et sur l’article 4 qui dit que pendant la période transitoire de 2 ans, l’Etat prendra tout en charge», explique le ministre de la Santé publique.

«Pour eux il fallait que le terme de 2 ans ne soit pas fixé. Il fallait également que les structures ne la prennent pas en charge que par leurs propres activités. De notre part, nous disons qu’il s’agit d’une raison qui n’est pas suffisante» a-t-il poursuivi.

«Nous leur avons expliqué que nous sommes dans une période économique extrêmement difficile. L’Etat a consenti ces efforts là, et avant le terme nous ne pouvons pas savoir ce qui sera fait au niveau de l’organisation et de la gestion, au niveau des structures hospitalières, et nous ne pouvons pas savoir également si au terme de cette échéance, l’Etat ne va pas continuer à payer ou continuer à la prendre en charge», a souligné le ministre.

«Rentrer en grève de façon préventive c’est une attitude qui n’est pas bonne», a insisté monsieur Nziengui Mayila, surtout dans ce secteur très sensible où les précédentes interruptions du service minimum avaient entraîné des répercussions sanitaires graves pour les populations les plus démunies.

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