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Gabon: Fête des Cultures 200/ Clin d’œil sur le « Ndong Mba », danse traditionnelle d’Akok (Nord du Gabon)

Le « Ndong Mba », danse traditionnelle d’Akok, village du district Nye dans le Woleu Ntem (Nord du Gabon) a été révélée au grand public ce dimanche à l’occasion de la Fête des Cultures qui se déroule dans la capitale gabonaise autour du thème : « Langues et diversité culturelle: atout pour le développement ». Le « Ndong Mba » revêt deux formes: dans la première, il y a un danseur principal qui fait passer des messages, conscientisant les spectateurs sur les normes qui régissent les rapports dans les couples. C’est une sorte de catharsis et le danseur procède à des scènes qui miment le quotidien. « Le gestuel érotique du danseur le démontre en totalité », a indiqué l’un des responsables du groupe.

L’autre forme qui a été à l’honneur au stade omnisports Omar Bongo est celle où le danseur principal est accompagné par des répondeurs.

Vêtus de pagnes, tricots, tee-shirt, pantalon, le tout en lambeaux à l’image de leur ancêtre qui ne se préoccupait pas de son paraître, les danseurs sont maquillés avec du charbon de bois mélangé à d’autres substances traditionnelles.

Autour des reins, ils arborent des touffes de raphia, forme de tissu traditionnel très prisé dans les rituels et les danses traditionnels gabonaises.

Pour le « Ndong Mba », les instruments qui sont utilisés sont les tambours, les tamtams et les baguettes qui résonnent à l’unisson pour donner du tonus qui fait trémousser les protagonistes sur scène.

Les batteurs en transes suivent les pas de danse du principal danseur. Le public est mis à contribution. Le danseur bisse, les plus courageux, qui sont pour la certainement les ressortissants de ce village, imitent le pas avec assurance.

Selon Engonga Ollomo Marcel, responsable de la délégation du Woleu-Ntem (Nord du Gabon) à cette fête des Cultures, le « Ndong Mba », « est une occasion de se ressourcer. De se libérer de ses pesanteurs ».

« Lorsque le danseur est passe d’achever sa scène, il remet son témoin à une personne choisie qui vient en esquissant lui aussi un pas de danse. Si le danseur principal ne reprend pas son témoin, la personne reste sur l’estrade. S’il le reprend, c’est la preuve que cette dernière n’est pas déracinée malgré son départ du village».

« Elle est dansée à l’occasion des retraits de deuils des hommes uniquement », a précisé le responsable de la délégation du Nord.

La capitale gabonaise est en émulation culturelle depuis le lancement de la Fête des Cultures, le 29 mai dernier, avec le défilé des troupes culturelles des délégations provinciales et des communautés amies.

La grande parade sur le front du bord de mer à Libreville a marqué l’ouverture officielle de cette 10ème édition de la Fête des Cultures qui enregistre des animations scientifiques, culturelles, pédagogiques et ludiques.

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