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Gabon : Mamboundou s'oppose à la modification constitutionnelle

Le président de l’Union du peuple gabonais (UPG), Pierre Mamboundou, a tenu le 30 mai dernier une conférence de presse lors de laquelle il s’est prononcé sur le climat politique pollué par les supputations sur l’absence du chef de l’Etat depuis le 6 mai dernier. Le leader de l’opposition gabonaise a dénoncé des manœuvres anti-démocratiques visant la prise de pouvoir et s’est dit fermement opposé à toute tentative de modification de la constitution pour instaurer une élection présidentielle au suffrage universel indirect.

Après avoir fermement démenti le 22 mai dernier une prétendue vacance du pouvoir en s’appuyant sur les dispositions constitutionnelles, le président de l’Union du peuple gabonais (UPG), Pierre Mamboundou, est revenu à la charge le 30 mai dernier pour dénoncer les spéculations prématurées sur le fauteuil présidentiel.

A l’occasion d’une conférence de presse tenue au siège de son parti à Libreville, le leader de l’opposition gabonaise est notamment revenu sur l’atmosphère politique, alourdi par les diverses supputations relatives à l’absence du chef de l’Etat depuis le 6 mai dernier.

«Cette absence qui a été à tort rapidement assimilée à une vacance de poste, a déclenché les conjectures que tout le monde sait», a déploré le président de l’UPG.

Rappelant les termes de la constitution qui démentent le cas d’une «vacance du pouvoir», Pierre Mamboundou, s’est indigné qu’«étant donné que tous les acteurs politiques ont conscience de l’existence de ce dispositif légal, pourquoi certains échafaudent-ils des combinaisons irrégulières et anti-démocratiques?»

Il affirme qu’«une frénésie s’est visiblement emparée de certains compatriotes pour qui, le désir légitime d’occuper le fauteuil présidentiel s’est transformé en obsession de prise de pouvoir».

Dans ce climat, le leader de l’opposition gabonaise a lancé que «toute spéculation relève de la malveillance politique», précisant qu’«au titre de ces manœuvres, il faut noter la prétendue modification constitutionnelle qui aurait pour objet d’instituer la désignation du Président de la République par le biais du suffrage universel indirect».

Ce mode de suffrage «tendrait à priver le peuple gabonais de sa principale prérogative à savoir élire le Président de la République, pour la confier aux députés et aux sénateurs», a indiqué le président de l’UPG en s’appuyant sur des exemples historiques mettant en exergue les limites de ce mode de suffrage.

«Notre pays a définitivement fait le deuil du régime des assemblées, en adoptant le recours au suffrage universel direct, comme seul mode de désignation du Président de la République. Le retour vers un dispositif abandonné par ses propres concepteurs, et dont les errements ont été dénoncés le 16 juin 1946 à Bayeux, n’a plus d’équivalent dans l’espace francophone depuis 1960», a estimé le leader de l’opposition.

«L’UPG affirme qu’il s’opposera à toute modification constitutionnelle tendant à réinstaurer le régime des assemblées dont l’instabilité a été patente pendant la 4e République Française», a martelé Pierre Mamboundou, invitant «tous les Gabonais de l’opposition, de la majorité et la société civile à se joindre à l’UPG de s’opposer à cette modification constitutionnelle qui est beaucoup plus motivée par des considérations personnelles, que par la résolution des problèmes qui n’existent que dans la tête de ceux qui pouvaient faire cette proposition de modification».

Le repos du chef de l’Etat gabonais depuis le 6 mai dernier a attisé les rumeurs à Libreville, alimentée par les informations alarmantes de la presse étrangère sur l’état de santé du président gabonais.

Le 22 mai dernier, les principaux partis de l’opposition et les représentants de la majorité présidentielle avaient rappelé les termes de la Constitution nationale pour couper court aux rumeurs sur la vacance du pouvoir.

Cependant, plus le séjour du président à l’étranger se prolonge, plus les supputations vont bon train sur le devenir de la Nation gabonaise et plus le climat est lourd. En tout cas, en l’absence du président, le pays est bloqué.

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